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A la veille du sommet des Nations unies sur le climat, le responsable onusien sur les questions climatiques Yvo de Boer a affirmé lundi que la Chine figurerait très prochainement parmi les pays en première ligne dans la lutte contre le réchauffement de la planète.
Lors d'un entretien à l'Associated Press, Yvo de Boer a expliqué que la Chine avait décidé de plusieurs programmes -notamment en termes d'économie d'énergie, d'énergies renouvelables ou de véhicules moins polluants- qui la plaçaient au niveau de l'Union européenne et loin devant les Etats-Unis dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il a également cité l'action entreprise par l'Inde dans ce domaine.
"La Chine et l'Inde ont annoncé des plans nationaux sur le climat très ambitieux. Dans le cas de la Chine, tellement ambitieux qu'elle pourrait très bien être à l'avant-garde de la lutte contre les changements climatiques", a-t-il déclaré. "Le gros point d'interrogation, ce sont les Etats-Unis."
Ces déclarations pourraient marquer un tournant dans les tractations internationales sur la question climatique. Sous l'administration Bush, les Etats-Unis ont en effet longtemps cité l'inaction de la Chine et de l'Inde pour justifier leur refus de ratifier le protocole de Kyoto de 1997 sur la réduction des gaz à effet de serre (GES).
Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, s'exprimait alors qu'un sommet réunira mardi une centaine de dirigeants internationaux sur cette question à New York.
Le président chinois Hu Jintao annoncera de nouvelles mesures lors de cette réunion destinée à installer une dynamique en vue du sommet sur le climat de Copenhague, en décembre, censé déboucher sur un successeur au protocole de Kyoto, qui expire en 2012.
La Chine et les Etats-Unis sont à eux deux responsables d'environ 40% des émissions mondiales de GES, tels que le dioxyde de carbone, le méthane, ou d'autres gaz industriels. Pékin a déjà annoncé son intention d'utiliser d'ici 2020 des sources renouvelables pour produire 15% de ses besoins énergétiques. Le président Barack Obama a, lui, fixé comme objectif pour les Etats-Unis de revenir d'ici 2020 à leur niveau d'émissions de 1990.
Mais les travaux sur une loi dans ce sens avancent lentement au Congrès. Les Etats-Unis pourraient donc se retrouver sans grande influence face à des pays en avance dans ce domaine lors du sommet de Copenhague. AP
jp/v/tl
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