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actu & culture


LONDRES - lundi 31 aout 2009 à 14h57

Grippe A/H1N1 dans le monde: avec la rentrée scolaire le risque de propagation augmente



En cette période de rentrée, les autorités sanitaires du monde entier se préparent à la pandémie annoncée de grippe A/H1N1 dans les écoles, environnement idéal pour la propagation de la maladie. Si la menace est globale, les plans mis en place par les gouvernements diffèrent selon les pays.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué vendredi que la souche A/H1N1 était désormais le virus grippal dominant dans la majorité des régions du monde. Selon l'OMS, d'ici deux ans, près d'un tiers de la population aura été contaminé. Une propagation qui trouve notamment un terreau idéal dans les établissements scolaires, foyers de concentration d'une population à risque.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont décidé de ne pas fermer les établissements scolaires, sauf en cas de circonstances exceptionnelles. Selon la secrétaire américaine à la Santé Kathleen Sebelius, une fermeture massive d'écoles n'empêcherait pas la propagation du virus.

"Avec un virus peu agressif comme la grippe A/H1N1, je pense qu'il n'est pas nécessaire de fermer les écoles", explique Simon Cauchemez, expert au Imperial College de Londres. "La seule raison de le faire, au stade actuel de l'épidémie, serait de craindre que le système de santé soit complètement débordé."

La France a adopté une stratégie différente: si au moins trois cas de symptômes grippaux apparaissent dans une classe en moins d'une semaine, celle-ci pourra être fermée. Les décisions seront toutefois prises au cas par cas: le préfet pourra décider de ne fermer qu'une seule classe, plusieurs, tout l'établissement ou même d'autres écoles se trouvant à proximité.

Si un nombre important d'écoles venaient à fermer leurs portes, des modules d'enseignement pourront être diffusés à la radio et à la télévision.

La technique du cas par cas a également été choisie par d'autres pays, tels l'Autriche, l'Allemagne, l'Espagne et la Suisse.

L'OMS, de son côté, n'a diffusé aucune consigne concernant la fermeture des établissements scolaires. Le Dr Keiji Fukuda, directeur adjoint de l'OMS en charge de la grippe, explique que les gouvernements pourront envisager une telle mesure à l'automne, tout en soulignant que les enfants ne sont pas les seuls à propager le virus.

"La pandémie s'est déclarée il y a quatre mois (...) De nombreuses catégories de populations sont en mesure de transmettre l'infection", note-t-il.

Lors des précédentes pandémies grippales, le nombre de cas a fortement augmenté à la réouverture des écoles, mais le phénomène peut aussi s'expliquer par les conditions météorologiques plus favorables à la propagation de la maladie au fur et à mesure que l'automne approche, précise le Dr Fukuda.

Toutefois, si le virus A/H1N1 mute et devient plus meurtrier, les autorités sanitaires pourraient revoir leurs plans.

"Si la maladie devient plus grave, l'équilibre pourrait changer", indique Simon Cauchemez. "Le coût énorme de fermetures, en matière économique et sociale, pourrait être un moindre mal face à de possibles morts supplémentaires". AP

jp/v/tl




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