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actu & culture


NATIONS UNIES - jeudi 13 aout 2009 à 21h54

Le Conseil de sécurité de l'ONU appelle la Birmanie à libérer Aung San Suu Kyi



Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé jeudi la Birmanie à libérer l'opposante Aung San Suu Kyi condamnée mardi à 18 mois d'assignation à résidence supplémentaires, et tous les autres prisonniers politiques.

Après deux jours de discussions, le Conseil a rendu publique une déclaration non contraignante faisant part de sa "grave préoccupation" concernant la condamnation de la lauréate du prix Nobel de la paix et son "impact politique".

Aung San Suu Kyi a été condamnée mardi à trois ans de prison assortie de travaux forcés pour violation des conditions de son assignation à résidence à la suite de la visite inattendue d'un Américain ayant rejoint sa résidence à la nage; une peine rapidement commuée en 18 mois d'assignation à résidence par le chef de la junte au pouvoir, Than Shwe. L'opposante âgée de 64 ans a passé 14 des 20 dernières années en détention. Cette décision signifie que la lauréate du prix Nobel de la paix sera absente de la scène politique pour les élections prévues l'an prochain.

Les membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé jeudi leurs déclarations relatives à la Birmanie "des 11 octobre 2007, 2 mai 2008 et 22 mai 2009", estimant une nouvelle fois qu'il "importait que tous les prisonniers politiques soient libérés". L'ONU estime à quelque 2.100 le nombre de prisonniers politiques en Birmanie.

Ils ont également exhorté la junte birmane à "établir les conditions nécessaires à un dialogue véritable avec Daw Aung San Suu Kyi et toutes les parties et tous les groupes ethniques en cause, en vue de parvenir à une réconciliation nationale".

Affirmant leur attachemement à la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Birmanie, ils ont cependant souligné une nouvelle fois que l'"avenir" du pays était "entre les mains de son peuple tout entier".

La déclaration a été lue à la presse par l'ambassadeur de Grande-Bretagne auprès de l'ONU John Sawers, qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité.

Les Etats-Unis avaient présenté un projet de déclaration condamnant la décision rendue contre Aung San Suu Kyi, et demandant à ce qu'il s'agisse d'une déclaration présidentielle. Mais même une déclaration non contraignante -le maximum autorisé par la Chine et la Russie, deux des membres permanents du Conseil tient lieu de victoire pour les trois autres membres permanents, la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis.

Pékin s'était opposé à toute action, alors que la Russie, le Vietnam, et la Libye avaient exprimé leur scepticisme quant à une intervention du Conseil. AP

cr/v583-com




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