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Les Etats-Unis et Cuba ont repris mardi à New York les pourparlers en vue de réguler l'immigration entre les deux pays, a annoncé le Département d'Etat dans un communiqué.
Le sous secrétaire d'Etat chargé de l'hémisphère occidental Craig Kelly dirigeait la délégation américaine, qui a rencontré des responsables cubains au siège new-yorkais des Nations Unies.
Des fonctionnaires des différentes agences chargées des questions migratoires participaient à cette réunion, précise le communiqué.
Ces discussions avaient été suspendues en 2003 par le président d'alors, George W. Bush, et depuis, La Havane a répondu positivement à l'ouverture faite en sa direction par la nouvelle administration Obama, désireuse d'apaiser les relations avec l'île castriste.
"L'engagement dans ces discussions souligne notre intérêt dans la poursuites de discussions constructives avec le gouvernement de Cuba pour faire avancer les intérêts des Etats-Unis sur des sujets de préoccupation mutuelle", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Ian Kelly.
En avril, Barack Obama avait annoncé la levée des restrictions sur les voyages et transferts d'argent des Cubano-Américains vers leur pays d'origine. Washington avait proposé le 22 mai de reprendre ces pourparlers, et la secrétaire d'Etat Hillary Rodham Clinton avait annoncé le 31 mai que Cuba avait accepté.
Avant leur suspension, ces réunions bisannuelles consacrées aux questions migratoires étaient les contacts à plus haut niveau entre Cubains et Américains.
Ce cadre d'échange avait été crée pour assurer le suivi des accords de régulation de 1994 et 1995, destinés à promouvoir une migration légale et ordonnée et à éviter un nouvelle exode de masse.
Ils avaient été signés après la crise des "balseros" de l'été 1994, qui avait vu des dizaines de milliers de Cubains se jeter à la mer à bord d'embarcations de fortune, parfois de simple pneus, dans l'espoir d'atteindre les côtes de Floride.
En vertu d'une loi américaine de 1966, toute personne atteignant la terre ferme peut rester aux Etats-Unis, ceux arraisonnés en mer étant renvoyés sur Cuba. AP
nc/v/jp/v
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