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La Birmanie s'est engagée lundi à libérer des prisonniers politiques et à les autoriser à participer aux élections prévues en 2010 dans le pays.
S'exprimant devant le Conseil de sécurité, l'ambassadeur birman aux Nations unies U Than Swe n'a pas précisé le nombre de ces prisonniers et n'a pas non plus dit si la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, actuellement emprisonnée, en fera partie.
Toutefois, la junte militaire au pouvoir accédera aux exigences des Nations unies de tenir des pourparlers avec l'opposition et d'organiser des élections crédibles l'année prochaine, a-t-il assuré.
"A la demande du secrétaire général, le gouvernement de Birmanie se prépare à accorder l'amnistie à des prisonniers pour des raisons humanitaires, avec l'objectif de leur permettre de participer aux élections générales de 2010", a déclaré U Than Swe.
L'ambassadeur birman a tenté de dissuader le Conseil de sécurité d'imposer de nouvelles sanctions contre la junte, assurant que celle-ci "mettra en oeuvre toutes les recommandations appropriées que le secrétaire général a proposées". "Donc, aucune action du Conseil de sécurité n'est justifiée".
Les Nations unies et les organisations humanitaires internationales estiment que 2.100 prisonniers politiques sont détenus en Birmanie. En février, la junte a amnistié 19 d'entre eux, libérés en compagnie de 6.000 prisonniers de droit commun à l'issue d'une visite du rapporteur de l'ONU sur les droits de l'Homme dans le pays.
Une réunion de Conseil de sécurité consacrée à la Birmanie était organisée lundi à l'occasion de la présentation du rapport du secrétaire général Ban Ki-moon sur sa récente visite de deux jours dans le pays. Lors de cette visite, celui-ci s'est entretenu à deux reprises avec le chef de la junte, le général Than Shwe, mais n'a pas pu rencontrer Aung San Suu Kyi.
L'opposante birmane, âgée de 64 ans, est jugée pour avoir violé les conditions de son assignation à résidence en recevant chez elle un ressortissant américain, qui s'est introduit à son domicile après avoir traversé à la nage le lac Inya bordant sa maison. Elle risque cinq ans d'emprisonnement. AP
jp/v580
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