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actu & culture


LE CAIRE - vendredi 10 juillet 2009 à 18h55

Peu d'arrestations lors des manifestations de jeudi à Téhéran, selon le chef de la police


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Le chef de la police de Téhéran a déclaré vendredi que les forces de sécurité avaient procédé à "très peu" d'arrestations lors des manifestations organisées la veille dans la capitale iranienne par l'opposition dans l'espoir de relancer le mouvement de contestation qui a suivi la réelection de Mahmoud Ahmadinejad à la tête du pays.

"Très peu" de personnes ont été arrêtées et "il n'y a pas eu une vaste campagne d'interpellations", a affirmé Azizullah Rajabzadeh à l'agence de presse semi-officielle Mehr. Le chef de la police de Téhéran n'a cependant fourni aucun chiffre. Il a ajouté que les individus interpellés avaient incité à la dégradation des biens publics et à scander des slogans hostiles au régime.

Cette réaction des autorités -en dépit des menaces d'"écraser" toute personne participant à des manifestations- pourrait suggérer que le régime mise sur l'affaiblissement de la contestation, en espérant que les rassemblements de jeudi soient sans lendemain.

Près de quatre semaines après la présidentielle du 12 juin, des milliers de partisans de Mir Hossein Moussavi sont descendus dans les rues de Téhéran jeudi aux cris de "mort au dictateur", alors que le gouverneur de la province, Morteza Tamaddon, avait juré d'"écraser" ceux qui oseraient se montrer, selon l'agence officielle IRNA.

Malgré la présence en nombre de policiers en uniformes et de miliciens bassidji aux carrefours le long de la rue de la Révolution et près de l'université de Téhéran voisine, qui figuraient parmi les lieux de rendez-vous, des manifestants ont retourné des poubelles pour ériger des barricades enflammées. En certains endroits, la police a répliqué violemment, avec gaz lacrymogènes et matraques. Les forces de sécurité ont poursuivi des manifestants et les ont frappés dans la rue Valiasr, selon des témoins.

A l'université de Téhéran, un cordon de police a empêché la foule d'atteindre les grilles sans pour autant disperser les manifestants qui criaient "Mir Hossein" (en référence à Mir Hossein Moussavi, principal adversaire de Mahmoud Admadinejad au scrutin du 12 juin) ou "mort au dictateur", d'après des témoins.

Ces manifestations étaient les premières importantes depuis une dizaine de jours, sans comparaison cependant avec les rassemblements de centaines de milliers de personnes qui étaient descendues dans les rues après la présidentielle.

Selon des sites web proches des réformateurs, des miliciens bassidji ont fait irruption dans un foyer de l'université Amirkabir jeudi soir et ont attaqué des étudiants. L'université est un centre important des activistes réformateurs. AP

cr/v401




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