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"La situation en France et au Royaume-Uni n'est absolument pas la même", a rassuré la ministre de la Santé Roselyne Bachelot vendredi, au lendemain des prévisions alarmantes de son homologue britannique Andy Burnham sur la grippe A/H1N1.
Elle a par ailleurs promis sur i>Télé que le vaccin serait prêt à l'automne et que tous les Français qui le souhaiteraient pourraient le recevoir d'ici la fin de l'année.
Jeudi, le ministre britannique de la Santé Andy Burnham a indiqué que les cas de A/H1N1 doublaient chaque semaine outre-Manche. "Si cette tendance se poursuit, nous pourrions avoir plus de 100.000 cas par jour d'ici la fin du mois d'août", s'est-il inquiété à la Chambre des Communes en prônant une nouvelle stratégie contre le virus.
La France est dans un cas de figure bien différent. "Il y a déjà plus de 10.000 cas en Angleterre" alors que "nous avons à peine 300 cas dans notre pays", a souligné Roselyne Bachelot. "Nous ne sommes pas du tout sur la même maquette épidémique dans les deux pays".
Sur les 300 cas de grippe A/H1N1 diagnostiqués en France, aucun n'est grave et "les deux cas plus sévères (...) sont déjà rentrés chez eux, ils sont guéris", a affirmé la ministre de la Santé.
"Nous avons pratiqué au début de cette pandémie" une "stratégie de confinement dans des services hospitaliers dédiés", a rappelé Roselyne Bachelot. Une deuxième étape est en cours: d'ici la fin de la semaine, un nombre élargi de services hospitaliers (450) pourront prendre en charge des malades.
Le scénario est différent des prévisions. Alors qu'on s'attendait à une grippe venant de l'est, très virulente mais difficilement transmissible, "on a une grippe qui vient de l'ouest, très contaminante mais peu virulente", a noté Roselyne Bachelot.
"Nous nous adaptons et nous prenons des mesures qui sont les bonnes", s'est félicitée la ministre.
"Le vaccin, il n'est pas prêt maintenant, il sera prêt à l'automne", a-t-elle promis. "A la fin de décembre, évidemment, tous ceux qui le souhaitent pourront être vaccinés".
"Ma mission, c'est de proposer à tous les Français qui le souhaitent la vaccination dont ils ont besoin, sans rendre cette vaccination obligatoire", a-t-elle ajouté, en précisant qu'il suffisait de vacciner la moitié des habitants pour protéger l'ensemble de la population. "Quand on aura vacciné 30 millions de nos concitoyens, on aura protéger la totalité". AP
cb/ma
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