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L'Organisation des Etats américains (OEA) a donné dans la nuit de mardi à mercredi trois jours aux auteurs du coup d'Etat au Honduras pour rendre le pouvoir au président Manuel Zelaya.
Le secrétaire général de l'OEA José Miguel Insulza qui parle d'"ultimatum" a souligné qu'au-delà de ce délai, le Honduras "risque d'être suspendu" de l'Organisation si les chefs de ce putsch militaire ne s'y plient pas.
Ce délai de 72 heures semble correspondre au temps nécessaire à Manuel Zelaya pour rentrer chez lui accompagné des présidents de l'Argentine et de l'Equateur pour obtenir la restitution de son autorité.
Mardi soir à New York, l'Assemblée générale des Nations unies a condamné le coup d'Etat de dimanche au Honduras et réclamé le retour immédiat du président destitué.
Une résolution a été adoptée par acclamations, appelant les 192 Etats membres à ne reconnaître aucun autre gouvernement que celui de M. Zelaya. Celui-ci, qui était présent à New York pour l'Assemblée générale, a été arrêté dimanche matin par l'armée dans sa résidence à Tegucigalpa et expulsé vers le Costa Rica.
Manuel Zelaya a remercié l'Assemblée générale pour cette résolution "historique" exprimant selon lui "l'indignation" de la communauté internationale après le coup d'Etat.
Pour l'heure, les nouveaux dirigeants du Honduras se montraient toutefois déterminés à résister à la pression internationale, affirmant que la destitution du président Zelaya était conforme à la Constitution dans la mesure où ce dernier s'apprêtait à la violer en convoquant un référendum jugé illégal par la Cour suprême. AP
ma/v150
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