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Israël pourrait retrouver une relation pacifique avec l'Iran si ce pays islamique était dirigé par un gouvernement différent, estime le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou dans une interview publiée lundi par le quotidien allemand "Bild".
Pour Benyamin Nétanyahou, les agitations qui secouent actuellement l'Iran montrent que nombreux Iraniens aspirent à la liberté électorale après le scrutin contesté qui a vu la victoire du président conservateur Mahmoud Ahmadinejad et la défaite du réformateur Mir Hossein Moussavi.
"Si les Iraniens étaient libres de décider, je n'ai aucun doute qu'il y aurait un gouvernement différent (à Téhéran)", assure Nétanyahou avant d'ajouter que l'Etat iranien est "un Etat théocratique, totalitaire et brutal qui ne donne au peuple iranien aucune liberté de choix".
Sans jamais citer ni Moussavi ni Ahmadinejad, Nétanyahou souligne que l'Etat hébreu souhaiterait voir un gouvernement iranien qui ne soutiendrait pas le terrorisme, ne chercherait pas à se doter de l'arme atomique ou ne nierait pas l'existence de l'Holocauste. "Sous un régime différent, les relations pacifiques qui avaient cours par le passé pourraient être ravivées", affirme le Premier ministre israélien faisant référence aux relations israélo-iraniennes de l'époque du Shah. Depuis la Révolution islamique en 1979 a mis fin à ces relations privilégiées.
Le chef du gouvernement israélien est ensuite revenu longuement sur la situation au Proche-Orient sur les rapports entre Israël et les Palestiniens. Il a réitéré la proposition qu'il a faite le 14 juin dernier, n se disant ouvert à un Etat palestinien "démilitarisé" mais tout en refusant de geler l'expansion des colonies juives existantes en Cisjordanie pendant les négociations. Des conditions d'emblée inacceptables pour les Palestiniens.
Dans son discours, il avait réaffirmé que Jérusalem resterait la capitale une et indivisible d'Israël, alors que les Palestiniens revendiquent la partie Est de la ville comme capitale de leur futur Etat. Il demandait également aux Palestiniens une reconnaissance "sans équivoque d'Israël comme l'Etat nation du peuple juif" et avait opposé une fin de non-recevoir au droit au retour en Israël des réfugiés palestiniens.
"Nous ne voulons pas d'un deuxième Iran à nos frontières", souligne Nétanyahou dans cette interview au "Bild"
Mercredi, le Premier ministre israélien est à Paris où il s'entretiendra avec Nicolas Sarkozy. Le président français recevra ensuite George Mitchell, émissaire spécial du président américain Barack Obama pour la paix au Proche-Orient. AP
ma/v166
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