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Le secrétaire général des Nations unies a apporté du crédit aux allégations de crimes de guerre au Sri Lanka en demandant l'ouverture d'une enquête internationale sur les agissements de l'armée sri-lankaise et des rebelles tamouls pendant la guerre civile.
S'exprimant au cours d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité, Ban Ki-moon a souhaité qu'une enquête crédible soit lancée avec le soutien de la communauté internationale et également celui, entier, du gouvernement de Colombo, selon des diplomates et responsables onusiens présents.
"A chaque fois et partout où il y a des allégations crédible de violations du droit humanitaire, il devrait y avoir des investigations adéquates", a-t-il déclaré aux journalistes vendredi soir.
Le Sri Lanka a rejeté l'idée d'une enquête internationale ou avec le soutien de l'ONU, déclarant que cette guerre civile relevait de ses affaires intérieures. Le ministre aux Droits de l'Homme a déclaré que des investigations auraient lieu dans le cadre des efforts de réconciliation avec la minorité tamoule.
Des responsables onusiens estiment qu'au moins 7.000 civils ont péri dans les dernières semaines de la guerre, quand l'armée a repoussé les Tigres jusqu'à les acculer dans un tout petit territoire du nord-est. La guerre civile aurait fait de 80.000 à 100.000 morts depuis 1983. les organisations humanitaires tentent d'avoir accès aux quelque 300.000 Tamouls qui se trouvent actuellement dans des camps de déplacés. AP
st/v144
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