Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Des manifestants réclamant la démission du président géorgien Mikhaïl Saakachvili ont frappé plusieurs policiers et ont agressé l'un d'entre eux à l'arme blanche jeudi à Tbilissi, selon les autorités.
Ces incidents suscitent la crainte que les manifestations essentiellement pacifiques ne glissent vers la violence et ne déstabilisent un peu plus l'ancienne république soviétique. Le policier qui a été poignardé à l'aide d'un couteau a été hospitalisé dans un état stable. Une enquête a été ouverte, a déclaré une porte-parole du ministère de l'Intérieur Chota Outiachvili.
Peu après ces violences, une vingtaine d'hommes armés de matraques se sont introduits au milieu d'une foule de partisans de l'opposition qui manifestaient devant le bâtiment du Parlement, blessant plusieurs protestataires. Le dirigeant de l'opposition Nino Bourdzhanadze a déclaré que les assaillants étaient des agents des forces de police en civil.
Depuis le 9 avril, des partisans de l'opposition organisent chaque jour des rassemblements à Tbilissi, la capitale géorgienne, pour réclamer le départ de Mikhaïl Saakachvili. Ils tiennent le chef d'Etat pour responsable de la défaite de la Géorgie l'an dernier lors du bref conflit contre la Russie et l'accusent de diriger le pays de façon de plus en plus autoritaire.
Des centaines de manifestants ont défilé dans le centre de Tbilissi et se sont rassemblés devant l'Hôtel de Ville jeudi avant de converger vers le Parlement.
Le président Saakachvili a rejeté les appels à la tenue d'élections anticipées, déclarant qu'il irait au terme de son mandat en 2013. AP
cr/v703
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|