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actu & culture


LONDRES - lundi 08 decembre 2008 à 19h29

Mini-sommet de Londres: Brown et Sarkozy défendent des mesures en faveur des énergies vertes et du développement d'Internet


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A quelques jours du conseil européen de Bruxelles, le Premier ministre britannique Gordon Brown a reçu à Londres le président français Nicolas Sarkozy, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et des chefs d'entreprise européens pour un mini-sommet consacré à la crise économique.

Le Premier ministre britannique et le président français ont défendu à cette occasion l'utilisation des dépenses publiques pour lutter contre la récession et ont soutenu des projets de grands travaux d'ampleur européenne, notamment dans les secteurs de l'énergie et d'Internet.

Le plan de relance économique proposé par la Commission européenne, de 200 milliards d'euros, intègre des dépenses pour les transports publics écologiques, le développement des réseaux Internet haut-débit et des améliorations à apporter aux infrastructures énergétiques. Il prévoit notamment d'attribuer 5 milliards d'euros pris sur le budget de l'Union européenne pour le secteur de l'énergie et Internet, et de verser 4,5 milliards d'euros pour développer d'autres projets d'infrasctructures en 2009.

"Nous savons que sur la détermination de l'Europe repose la crédibilité de ces changements qu'il faut apporter à la gouvernance mondial, au raisonnement économique et à une crise économique d'une gravité sans beaucoup de précédents dans le passé", a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse conjointe avec MM. Brown et Barroso.

"Sans doute, il faudra qu'on fasse davantage en Europe en terme de politique énergétique commune et d'investissement dans l'énergie, en terme d'économie numérique et d'investissement dans le futur, et en terme de formation des hommes", a-t-il souligné.

"Nous préparons le futur sommet du G-20 extrêmement important qui aura lieu au début du mois d'avril" à Londres, a poursuivi le président français.

Des chefs d'entreprises et d'économistes français et britanniques étaient invités à participer à ce mini-sommet de Londres, dont des représentants, notamment, du groupe pétrolier Total, de la société aéronautique EADS, du groupe de communication Vodafone ou de la chaîne de supermarché Tesco.

Les chefs de gouvernement des Vingt-Sept doivent se rencontrer en sommet à Bruxelles jeudi et vendredi pour discuter du plan de relance européen de 200 milliards d'euros. Environ 170 milliards d'euros (1,2% du PIB européen) seraient débloqués par les Etats membres, le reste du plan serait financé par la Banque européenne d'investissement et le budget de l'UE.

Le mini-sommet de Londres s'est déroulé en l'absence notable de la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est montrée particulièrement prudente sur la question de l'augmentation des déficits publics pour alimenter les dépenses gouvernementales. Michael Ellam, porte-parole de Gordon Brown, a refusé de dire si Mme Merkel avait été invitée à venri à Londres. Les médias allemands rapportent que la chancelière a été exclue des discussions, un affront dû aux différences d'approches dans la lutte contre la crise financière.

Angela Merkel a déclaré vendredi dernier que l'Allemagne "ne se joindrait pas à une course aux milliards simplement pour donner l'impression d'avoir fait quelque chose".

"Le Conseil européen doit décider unanimement -et quelles que soient les personnes qui se rencontrent quelque part en Europe (...), elles sont clairement averties qu'au final, rien ne peut être décidé sans l'Allemagne", a commenté Thomas Steg, porte-parole de la chancelière allemande. AP

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