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Le Haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a déploré mercredi les problèmes d'accès à l'aide humanitaire qui se posent en Georgie.
"Nous sommes très fortement engagés dans le soutien des populations déplacées à l'intérieur de la Géorgie et la création des conditions de retour de ces gens dans leurs régions d'origine", a déclaré le patron de l'institution onusienne lors d'une conférence de presse à Tunis.
Selon lui, des 130.000 personnes déplacées au début du conflit, il reste encore de 50.000 à 60.000 dont le retour se heurte à des entraves.
Pour ce qui est des réfugiés, l'écrasante majorité des 30.000 personnes qui ont fui l'Ossétie du Sud vers la Russie a regagné ses lieux d'origine et il n'en reste que 3.000, a-t-il dit.
M. Guterres achevait une visite de deux jours au cours de laquelle il a déclaré avoir discuté avec les responsables tunisiens du projet de transfert d'une partie des fonctions du HCR de Genève à Tunis, "dans le cadre de la décentralisation".
Il s'agit, a-t-il précisé, des fonctions d'appui des activités du HCR dans la région du Maghreb et d'Afrique du nord, notamment en matière de formation, de programmes et de gestion des ressources humaines.
Selon lui, l'objectif est de "rapprocher les services du Haut commissariat pour les réfugiés de ceux qui en ont besoin".
Il a indiqué avoir examiné avec ses interlocuteurs "le phénomène migratoire de grande importance en Méditerranée" et le besoin de développer une législation tunisienne sur le droit d'asile et les mécanismes de son octroi. AP
bb/tl
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