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Le président russe Dimitri Medvedev a signé à son tour samedi l'accord préliminaire prévoyant un cessez-le-feu en Géorgie, a annoncé le Kremlin.
La veille, son homologue géorgien Mikhaïl Saakachvili avait paraphé avec réticence ce même document, en vertu duquel les troupes combattantes russes doivent se retirer de Géorgie, mais autorisant les "soldats de la paix" russes déployés dans la province séparatiste d'Ossétie du Sud à mener des patrouilles limitées au-delà.
La situation est encore moins claire pour ce qui est des forces géorgiennes: le numéro deux de l'état-major russe, le général Anatoli Nogovitsyne, a noté que "notre chef d'Etat a dit clairement que la partie géorgienne - qui se présenterait à l'avenir comme force de maintien de la paix- est aujourd'hui, après ce qui s'est passé, inacceptable en Ossétie du Sud".
Le porte-parole de M. Medvedev, Alexeï Pavlov, a indiqué sans autre précision que le chef du Kremlin avait signé l'accord samedi à Sotchi, sur les bords de la Mer noire, où il possède une résidence et où il avait reçu la veille la chancelière allemande Angela Merkel.
La signature de ce document, qui n'a toujours pas été rendu public, ouvre a priori la voie à un retrait des troupes russes sur sol géorgien. Mais aucune opération de retrait n'était constatée dans l'immédiat sur le terrain après l'annonce de cette signature.
Un peu plus tôt, les forces russes semblaient au contraire s'enfoncer en territoire géorgien. Chars et soldats ont établi des positions samedi autour de Kaspi, 35 km à l'ouest de Tbilissi. Les soldats semblaient également s'installer le long de la route stratégique est-ouest, creusant des trous d'homme et des emplacements pour leurs chars. AP
tl/v/nc
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