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"Nous n'attendions pas le dénouement à ce moment précis", a affirmé jeudi le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, précisant toutefois que Paris avait été informé de l'éventualité d'une opération de libération menée par l'armée colombienne.
"Nous n'avons pas été surpris dans la mesure où l'idée de manoeuvre (...) nous avait été communiquée par les autorités colombiennes il y a plusieurs mois", a-t-il précisé sur France-3. "Ceci dit, il est vrai que nous ne l'attendions pas à ce moment-là."
Selon l'entourage du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy venait de quitter l'Elysée et se trouvait chez son épouse Carla dans le XVIe arrondissement de Paris quand il a appris la libération de la Franco-colombienne mercredi soir, peu avant la publication de l'information par les médias. Il est alors rapidement revenu au palais présidentiel pour retrouver ses collaborateurs et appeler le président colombien Alvaro Uribe.
Proche du chef de l'Etat, M. Guéant a assuré que les Français "n'ont pas pris part" à la libération, entièrement menée par l'armée colombienne.
"La France n'était pas opposée à une intervention de ce genre", a-t-il encore dit, Nicolas Sarkozy ayant seulement prévenu son homologue "qu'il ne souhaitait pas une intervention à force ouverte qui mette en cause la vie des otages". "L'instruction formelle qui a été donnée hier soir, c'était d'intervenir sans risquer la vie des otages", a-t-il souligné, et "aucun coup de feu n'a été tiré".
La France avait "plusieurs fers au feu", a rapporté M. Guéant, mentionnant des négociations "avec des perspectives politiques" pour les FARC. "Nous avions plusieurs filières" qui "étaient en train de progresser", a-t-il assuré.
Nicolas Sarkozy devait téléphoner dans l'après-midi aux différents chefs d'Etat d'Amérique du Sud qui ont participé à des négociations. AP
lp/st
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