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Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a exprimé mercredi soir sa "joie immense" à l'annonce de la libération d'Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
"C'est la fin pour eux d'une longue et terrible épreuve", a observé Bernard Kouchner dans un communiqué, précisant que ses "premières pensées" allaient "à Ingrid et à tous ceux qui sont libres aujourd'hui et qui ont enduré cet horrible calvaire".
Le ministre a salué "la famille d'Ingrid Betancourt qui a témoigné tout au long de cette douloureuse attente de plus de six ans d'un courage et d'une dignité exemplaires", et a remercié "très chaleureusement les autorités colombiennes et tous ceux qui ont contribué à ce dénouement si longtemps espéré".
Rendant hommage à tous ses compatriotes qui, à Paris et à l'ambassade de France à Bogota, "sont constamment restés mobilisés, sous l'autorité du président de la République, pour obtenir cette libération", le chef de la diplomatie française a souligné que cette libération était aussi "le résultat de la mobilisation de tous les Français, indignés par le sort d'Ingrid et de ses compagnons".
Bernard Kouchner a également précisé que les autorités françaises resteraient "mobilisées" jusqu'à la libération de "tous ceux qui sont encore retenus comme otages". "Mes pensées vont" à ces personnes "ainsi qu'à leurs familles dont j'avais rencontré des représentants lors de mes récents voyages en Colombie", a-t-il dit.
Le ministre ainsi que les enfants d'Ingrid Betancourt devaient décoller dans la nuit de mercredi à jeudi pour la Colombie. AP
cr/com
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