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actu & culture


NATIONS UNIES - samedi 28 juin 2008 à 02h33

Le Conseil de sécurité de l'ONU "regrette profondément" la tenue des élections aux Zimbabwe


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Le Conseil de sécurité de l'ONU a fait part de ses "profonds regrets" après le maintien des élections au Zimbabwe vendredi, certains de ses membres proposant des sanctions financières et des restrictions à la circulation des hommes et aux ventes d'armes à l'encontre du pays.

Les 15 membres du conseil ont estimé à l'unanimité que la réelection du président sortant Robert Mugabe ne pouvait être considérée comme le résultat d'un procédé juste et équitable. Les Etats-Unis ont demandé aux pays-membres d'envisager l'imposition de sanctions à l'encontre du régime de Robert Mugabe, une option qui devrait vraisemblablement être examinée de façon plus approfondie la semaine prochaine.

"Tous ont estimé que les conditions requises pour la tenue d'élections libres et équitables n'étaient pas présentes et ils ont fait part de leur profond regret en voyant que le scrutin avait été maintenu dans ces circonstances", a déclaré l'ambassadeur américain aux Nations unies Zalmay Khalilzad au nom du Conseil, après trois heures de discussions à huis clos.

Il a ajouté que les membres du Conseil s'étaient également entendus pour se repencher sur le cas des élections du Zimbabwe dans les jours à venir et récolter de plus amples informations auprès des représentants de l'ONU sur les tentatives régionales et internationales de résolution de la crise.

Les membres du Conseil avaient invité Robert Mugabe dans un précédent communiqué à annuler le scrutin de vendredi. Le président n'a pas suivi, tandis que ses opposants évoquaient des actes de violences et d'intimidation à l'encontre des électeurs. Selon des journalistes et des observateurs indépendants à Harare, la participation était faible.

L'ambassadeur français Jean-Maurice Ripert a rappelé que "le gouvernement du Zimbabwe a choisi d'ignorer ce message et de spolier la démocratie".

"Cette élection a perdu toute légitimité", a-t-il estimé.

Le président sortant Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980, était seul en lice au second tour de la présidentielle de vendredi. Son rival, le responsable de l'opposition Morgan Tsvangirai, s'était retiré de la course dimanche, disant vouloir éviter que ses partisans ne risquent la mort en votant pour lui. L'opposition a dénoncé une très violente campagne d'intimidation contre ses partisans. AP

pf/v




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