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actu & culture


JERUSALEM - lundi 23 juin 2008 à 14h37

Sarkozy plaide en Israël pour un Etat palestinien


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Nicolas Sarkozy a plaidé lundi pour la création d'un Etat palestinien "indépendant et viable" aux côtés d'Israël, avec Jérusalem "comme capitale de deux peuples". Le président français a réaffirmé devant le Parlement israélien l'appui de la France et de l'Europe au processus de paix, sans avancer de propositions concrètes.

"La sécurité d'Israël (...) ne sera vraiment assurée que lorsqu'aux côtés d'Israël on verra un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable", a déclaré M. Sarkozy à la Knesset, à Jérusalem. "Vive la paix pour Israël et pour la Palestine, qui est une nécessité pour la paix du monde", a-t-il lancé.

Toutefois, a-t-il prévenu, "il ne peut y avoir de paix" au Proche-Orient "sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux peuples", "sans l'arrêt de la colonisation" juive, "si les Palestiniens sont empêchés de circuler ou de vivre sur territoire", et "si les Palestiniens ne combattent pas le terrorisme". Il s'est prononcé en faveur du plan israélien d'incitation financière du départ des colons de Cisjordanie.

Le président français a déclaré être venu "renouveler solennellement (l'amitié de la France), au nom du peuple français", mais, a-t-il ajouté, "la France se veut l'amie du peuple palestinien aussi".

M. Sarkozy a par ailleurs estimé que "nul ne peut espérer rétablir les droits du peuple palestinien en niant ceux du peuple israélien et en appelant à la destruction d'Israël". "Ceux qui appellent de manière scandaleuse à la destruction d'Israël trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route (...) On ne peut pas accepter la menace sur l'existence de l'Etat d'Israël", a-t-il dit, faisant explicitement référence à l'Iran.

"Le programme nucléaire militaire de l'Iran appelle une réaction d'une extrême fermeté de toute la communauté internationale", a poursuivi le président français. "Israël doit savoir qu'Israël n'est pas seul (...) La France est déterminée à poursuivre avec ses partenaires une politique alliant des sanctions de plus en plus dures, jusqu'à l'ouverture, si Téhéran faisait le choix de respecter ses obligations internationales", a-t-il ajouté. Et de réaffirmer: "Un Iran doté de l'arme nucléaire est inacceptable pour mon pays."

Se tournant vers le mouvement islamiste du Hamas qui contrôle la Bande de Gaza depuis un an maintenant, le chef de l'Etat français a aussi appelé à la libération du soldat israélo-français Gilad Shalit enlevé en juin 2006. Plus généralement, "il faut que la paix arrive", a-t-il dit. Arrivé dimanche pour une visite d'Etat de trois jours, la première d'un président français depuis celle de Jacques Chirac en 1996, il rencontrera brièvement mardi le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

"Il faut que ce conflit sans fin s'arrête (...) parce que les seuls gagnants de la violence et de la haine sont le fanatisme, le fondamentalisme, le racisme, l'antisémitisme", a déploré M. Sarkozy. "L'avenir, c'est que vous êtes condamnés à vivre côte à côte ( ...) La paix est douloureuse? Alors parlons de la guerre, et combien vos familles en ont payé le tribut", a-t-il souligné. "Juifs et musulmans, Israéliens et Palestiniens, au fond vous partagez la même souffrance et la même douleur pour vos enfants."

"Il n'y a pas de geste inutile en faveur de la paix (...) Vous pouvez compter sur l'Europe pour vous aider à aller vers un accord final", a encore assuré le président français. "C'est dans cet esprit que la France fera tout ce qui est dans son pouvoir pour faire aboutir le projet d'Union pour la Méditerranée (UPM)", a-t-il dit, rappelant que son projet sera officiellement lancé lors d'un sommet à Paris le 13 juillet.

"Peut-être pourrons-nous espérer qu'un jour les enfants de la Méditerranée cesseront de se haïr et de vouloir dès la naissance venger les malheurs de leurs pères", grâce à quoi "cette terre pourrait devenir un paradis pour tous", a prédit Nicolas Sarkozy. AP

st




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