Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le Premier ministre français François Fillon a entamé samedi en Algérie une visite de deux jours destinée à finaliser le plus important accord d'exportation de technologie et de compétences dans le domaine du nucléaire civil jamais signé avec un Etat arabo-musulman et dynamiser la coopération économique et militaire avec l'Algérie, poids lourd de la production de pétrole au Maghreb. La question délicate de l'Union pour la Méditerranée (UPM) devrait également être abordée avec le président Abdelaziz Bouteflika qu'il rencontrera dimanche.
Accompagné d'une douzaine de dirigeants de grandes entreprises françaises (Total, EADS, DCNS, GDF, Saint-Gobain, Arianespace, Lafarge et Schneider Electric, etc.) et de six ministres dont Christine Lagarde (Economie), Hervé Morin (Défense) et Valérie Pécresse (Enseignement), M. Fillon a appelé la coopération franco-algérienne à être "un modèle et un exemple", à l'occasion d'une rencontre bilatérale au Palais du gouvernement à Alger.
Son homologue algérien Abdelaziz Belkhadem a également souhaité que la visite de M. Fillon renforce "le partenariat d'exception" entre Paris et Alger. "La dimension humaine des relations que partagent nos deux pays constitue une donnée fondamentale et un facteur qui devrait être vital dans la vigueur et la densité de ces relations", a-t-il souligné, insistant par ailleurs pour que l'Algérie soit bien présente dans les instances représentatives musulmanes de France.
Au sujet du nucléaire civil, François Fillon a déclaré que l'accord d'exportation de compétences -à l'initiative de Nicolas Sarkozy, qui s'était rendu en Algérie en décembre 2007- était "le premier" de cette ampleur entre un pays européen et "un Etat de la région". Aucun chiffre n'a été fourni concernant cet accord.
Le Premier ministre français a par ailleurs évoqué la question de l'envolée du prix du pétrole, jugeant "très important que les pays consommateurs et les pays producteurs aient un dialogue plus fourni et plus efficace pour éviter les trop grands à-coups". Ceux-ci "peuvent produire des ralentissements très, très significatifs de l'économie mondiale, dont nous aurions tous à pâtir", a-t-il observé.
Après la visite d'Etat de M. Sarkozy et de nombreuses visites de ministres français, l'Algérie souffle le chaud et le froid sur le projet d'Union pour la Méditerranée. Le président Bouteflika ne s'est toujours pas prononcé sur son éventuelle présence lors du sommet inaugural de l'UPM le 13 juillet à Paris.
François Fillon a décrit cette union comme la réponse de la France au défi de la mondialisation. Il a par ailleurs reconnu des tensions sur le pourtour méditerranéen et estimé que celles-ci "sont exacerbées par des problèmes de développement". "Il est donc indispensable que la coopération soit développée", a-t-il déclaré, plaidant pour une coopération entre la rive nord et la rive sud de la Méditerranée "plus efficace et plus équilibrée".
Sur le terrain économique, il a souligné que le groupe Lafarge allait concrétiser la signature du rachat d'une cimenterie algérienne et devenir ainsi le deuxième producteur de ciment du pays à l'occasion de sa visite. Il a aussi déclaré que Schneider Electric devait signer des engagements d'investissement locaux de l'ordre de 50 millions d'euros.
Des entretiens en tête-à-tête devaient suivre la rencontre entre les délégations française et algérienne. AP
mon/cov/cr/mw
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|