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La visite du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner ce week-end en Côte d'Ivoire constitue un "pas important" et une "base positive" qui va "dans le sens du changement", se félicite le président Laurent Gbagbo dans un entretien au "Figaro" de lundi. A ses yeux, les deux pays "évoluent vers une re-normalisation des relations".
"Je pense qu'il y a eu un changement d'attitude depuis que le gouvernement a changé à Paris", observe Laurent Gbabgo. "Je n'ai jamais été agressé verbalement par le président Sarkozy, ça c'est un premier signe. Deuxième signe: il n'y avait plus de contact du tout, et Nicolas Sarkozy a passé un coup de téléphone. Puis on s'est vu à New York, et plus posément à Lisbonne lors du sommet Europe-Afrique".
A la question de savoir s'il pense venir à Paris ou inviter son homologue français en Côte d'Ivoire, il répond: "vu formellement, pourquoi pas. Ce serait dans la logique, mais pour le moment on n'en a pas encore discuté".
Estimant que le discours prononcé par le président Sarkozy au Cap a représenté une "césure", un "séisme", et un "discours révolutionnaire au sens français du terme", Laurent Gbagbo souligne que le fait que le chef d'Etat français "ait dit qu'il n'y aurait plus de base en Côte d'Ivoire" convenait "parfaitement" à son pays.
Par ailleurs, à propos de l'élection présidentielle fixée au 30 novembre en Côte d'Ivoire, il précise que la commission électorale indépendante qui organise le scrutin dit pour le moment que "la date est tenable". "Mais si elle nous assure qu'il faut les faire plus tôt ou plus tard, nous verrons si c'est fondé", explique-t-il.
"Pour moi, le plus tôt sera le mieux car il faut légitimer de nouveau le pouvoir en Côte d'Ivoire. Le gouvernement est devenu un gouvernement de partis. Ce n'est pas bon", ajoute Laurent Gbabgo pour qui la difficulté réside "dans la capacité des organes techniques à distribuer les cartes d'électeur". AP
cr/com
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