Rechercher iFrance
Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID :
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


PARIS - dimanche 15 juin 2008 à 19h53

Jouyet: Sarkozy va faire "en sorte de déboucher sur des mesures concrètes" au prochain Conseil européen



Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet estime que "Nicolas Sarkozy fera en sorte au Conseil européen de jeudi de déboucher sur des mesures concrètes et si possible de trouver un accord sur la TVA ou sur d'autres mesures d'effet équivalent" face à la flambée du prix du pétrole".

"On a une superstructure européenne qui est extrêmement forte, on a une très bonne stratégie à moyen terme", mais "les réponses concrètes qu'apporte l'Europe à court terme aux citoyens sont insuffisantes", a avancé M. Jouyet dimanche sur France Inter. "Nous ne pouvons pas rester sans réponses concrètes, sinon l'Europe ira de mal en pis".

Ainsi, sur l'envolée du prix du pétrole, "je ne sais pas si les propositions du président de la République sont les plus adaptées, on peut critiquer les modalités", a-t-il dit en référence à l'idée d'un gel de la TVA sur les produits pétroliers. Cependant "l'Europe ne propose pas d'alternative": "on ne va pas laisser les pêcheurs" et "les transporteurs dans la situation où ils sont".

Revenant sur le "non" des Irlandais au traité de Lisbonne, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes a observé que "nous sommes dans un contexte où le traité est suspendu". "Il n'est pas mort", a-t-il dit. "S'il n'y a pas de solution de trouvée avec les Irlandais, après un temps de réflexion qu'on doit leur accorder, après avoir suivi l'ensemble des ratifications, il n'y aura pas de traité de Lisbonne, et on vivra dans le cadre actuel qui sera le traité de Nice", a observé Jean-Pierre Jouyet. "Mais nous n'en sommes pas là", a-t-il ajouté, estimant qu'"il faudra plusieurs mois d'ici aux élections européennes pour savoir si nous serons en mesure d'avoir le traité de lisbonne".

Interrogé sur les raisons de la victoire du "non" au référendum irlandais, il a mis en avant les "poches de pauvreté" et les "inégalités de revenus et de patrimoines très importantes" dans le pays ainsi que le fort "recul de croissance" dont a souffert l'Irlande. Enfin, "je pense qu'incontestablement, il y a un problème" concernant le "sens de la construction européenne", a-t-il déclaré, plaidant pour une adaptation des politiques européennes.

A quelques jours du début de la présidence française de l'Union européenne, Jean-Pierre Jouyet a par ailleurs affirmé que "le volet social sera présent" dans cette présidence. "Les priorités ne sont pas affectées par le 'non' irlandais. Nous aurons des mesures qui seront relatives à la lutte contre le handicap, au fait que nous devons trouver des mesures de retour à l'emploi qui soient plus effectives", a-t-il notamment souligné. Mais "il ne peut pas y avoir d'Europe sociale complètement harmonisée, parce que ni vous ni moi ni nos concitoyens ne voudront perdre leurs acquis, leurs spécificités". AP

cr/cov/sb




Rechercher #iFrance#