Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
L'ex-mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, et le comité de soutien de l'otage franco-colombienne enlevée en 2002 ont appelé dimanche à la "prudence" après la mort du chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Manuel Marulanda.
D'abord annoncée par le gouvernement de Bogota, la mort de Manuel Marulanda, chef des FARC depuis plus de 40 ans, a été confirmée dimanche par les rebelles eux-mêmes, qui ont aussitôt nommé un successeur en la personne de l'idéologue du mouvement marxiste, Alfonso Cano.
"Il convient d'agir avec prudence. Il faut souligner que l'on comprend mieux avec cette disparition probable pourquoi nous avons tant de mal, en ce moment, à rétablir les discussions avec les Farc", explique Fabrice Delloye dans un entretien au quotidien Metro de lundi.
Depuis la mort de Raul Reyes, chargé des relations internationales des Farc, "tout reposait sur les épaules de Manuel Marulanda. Avec la mort de ces deux dirigeants, les Farc devaient se poser des questions sur l'attitude qu'ils devaient adopter, tant sur le plan national qu'international", estime M. Delloye.
Pour le moment, note de son côté le comité de soutien à Ingrid Betancourt, "aucune annonce des FARC ne nous laisse observer un changement de fond. Nous appelons donc à la prudence et attendons avec impatience de lire et analyser les prochaines déclarations des FARC".
Le comité appelle dans un communiqué les rebelles à "changer et à respecter enfin la vie du peuple colombien". Les FARC, ajoute ce texte, ont "la possibilité aujourd'hui d'avancer vers une paix historique, une paix avec le peuple colombien, une paix avec eux-mêmes. L'heure est à l'ouverture et il leur appartient de ne pas manquer le coche". AP
ll/com
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|