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Traumatisme crânien, fractures multiples, enfoncement de la cage thoracique, compression d'un membre, plaies internes: les risques que courent les personnes ensevelies sous des décombres après un tremblement de terre ou une explosion nécessitent des secours rapides.
"Le 'crush syndrome' ou syndrome d'écrasement, représente le risque majeur pour les gens ensevelis plusieurs heures sous des décombres", a expliqué mardi à l'Associated Press le Dr Florence Troisvallets, du service départemental d'incendie et de secours du Val-d'Oise.
"C'est une complication assez courante après ce type d'accident. Les personnes bloquées dans des espaces restreints ont des parties du corps, les membres notamment, écrasées sous les masses effondrées", poursuit-elle. "Les bras et les jambes qui ne sont plus irrigués meurent petit à petit. Et quand on soulève les blessés, ces parties mortes libérent des toxines, notamment du potassium, ce qui peut entraîner une insuffisance rénale nécessitant une dialyse", ou plus gravement encore, "un arrêt cardiaque".
Agir vite est donc impératif. "C'est une course contre-la-montre, les secours ne doivent pas tarder", observe cette responsable. "On a cinq à six heures pour retirer le corps sans trop de risques. Au-delà, il faut des garrots, voire une amputation de sauvetage, pour retirer la masse".
A côté de ce problème majeur, les blessés peuvent souffrir de "polytraumatismes, notamment d'enfoncement de la cage thoracique, de traumatisme crânien, de fractures multiples, de déshydratation ou encore d'hypothermie comme lors du tremblement de terre en Arménie (1988) qui était survenu en hiver", poursuit Florence Troisvallets.
"En fonction des conditions climatiques, on peut trouver des survivants une semaine à dix jours après le séisme, mais rarement plus. On peut vivre longtemps sans manger, mais pas sans boire".AP
fs/cov/cr
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