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Des représentants de l'imam chiite extrémiste Moqtada al-Sadr et des députés du principal bloc politique chiite ont signé lundi matin un cessez-le-feu de quatre jours pour tenter de mettre un terme à sept semaines d'affrontements dans la cité populaire de Sadr City à Bagdad.
On ne savait pas si cet accord serait respecté par toutes les factions de combattants de Sadr City, l'imam al-Sadr ne les contrôlant pas tous, et certains ayant fait sécession des rangs de son Armée du Mahdi.
L'armée américaine a d'ailleurs souvent dit que la plupart des affrontements avaient lieu avec ces miliciens dissidents, et que la majorité des 60.000 hommes de l'Armée du Mahdi ne participait pas ouvertement aux combats.
Les affrontements avaient débuté en mars à Sadr City, les miliciens chiites répondant par des volées de roquettes sur la Zone Verte à une opération de répression menée contre eux par les forces gouvernementales.
"Nous avons signé l'accord aujourd'hui", a expliqué Khalid al-Attiyah, vice-président du parlement et membre de l'Alliance irakienne unifiée, principale force politique chiite. Selon lui, le cessez-le-feu est entré en vigueur dimanche, et dès mercredi, l'armée irakienne pourra entrer dans la zone pour y prendre la sécurité en charge. Il reviendra "au gouvernement de décider du nombre d'hommes à y déployer (...) afin d'éviter de demander l'aide des forces étrangères", référence à l'armée américaine, poursuit son communiqué.
En vertu de l'accord, "toute attaque contre des zones résidentielles, locaux gouvernementaux et la Zone Verte sont interdites, de Sadr City ou d'ailleurs
En revanche, les sadristes refusent de démanteler l'Armée du Mahdi et de rendre leurs armes, comme le souhaite le Premier ministre Nouri al-Maliki. AP
nc/v
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