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Une douzaine de groupes palestiniens ont donné provisoirement leur accord de principe mercredi à un cessez-le-feu avec Israël dans le cadre d'une médiation menée par l'Egypte. De son côté, le Hamas a fait savoir que c'était désormais à Israël de s'engager pour la fin des violences dans la Bande de Gaza.
Peu après, un avion israélien a attaqué un atelier de métallurgie à Rafah près de la frontière égyptienne dans le sud de la Bande de Gaza, faisant un mort et trois blessés, selon des responsables palestiniens. De tels ateliers servent souvent à la fabrication de roquettes artisanales par les militants palestiniens. L'armée israélienne a confirmé cette frappe. Le Djihad islamique, l'un des groupes réunis au Caire, a identifié l'homme décédé comme l'un de ses commandants locaux.
L'Egypte tente une médiation pour parvenir à un cessez-le-feu entre l'Etat hébreu et le Hamas qui contrôle de la Bande de Gaza depuis juin dernier. La formule qu'elle tente de mettre en place comprendrait une trêve de six mois entre Israël et la Bande de Gaza, assortir d'un échange de prisonniers et de l'ouverture des points de passage de la Bande de Gaza. Mais Israël a dit craindre que la levée du blocus permette seulement aux militants palestiniens de se réarmer.
La réunion de mercredi était destinée à inclure de plus petites factions palestiniens dans un éventuel accord. Y participait douze factions, dont le Djihad islamique et les Comités de résistance populaire, mais pas le Hamas.
Ces groupes ont mené des attaques contre les Israéliens ces derniers mois mais à un moindre niveau que le Hamas. Après une série de rencontre au Caire avec le chef du renseignement égyptien Omar Suleiman, ils ont dit avoir accepté le principe d'un cessez-le-feu mais dit avoir des réserves sur les détails. Ils souhaitent en particulier qu'un accord comprenne également la Cisjordanie et pas seulement la Bande de Gaza.
Anour Raja, du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), basé en Syrie, a expliqué que les factions avaient accepté le principe d'une trêve même si elle était "cernée de dangers" et "malgré (les divergences) sur les détails" d'un tel accord.
Le Mouvement de la résistance islamique s'était dit prêt la semaine dernière à accepter un cessez-le-feu de six mois, seulement dans la Bande de Gaza, renonçant son exigence initiale que toute trêve inclue immédiatement la Cisjordanie. Peu avant la frappe israélienne, le Hamas a salué dans un communiqué "la position unifiée des factions israéliennes". Son Premier ministre dans la Bande de Gaza, Ismaïl Haniyeh a estimé "que la balle est dans le camp israélien". "Nous espérons qu'il y ait une chance de ramener le calme et la stabilité dans la région sur une base permettant d'établir un Etat palestinien et mettre fin à l'occupation", a-t-il ajouté. AP
sb/v543
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