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BUENOS AIRES - dimanche 27 avril 2008 à 04h47

Otages des FARC: l'assassinat de Reyes a sonné le glas des négociations pour un accord humanitaire, affirme un guérilléro



La mort d'un des chefs des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) par la faute de l'armée colombienne a anéanti les progrès réalisées dans les négociations que menaient le président vénézuélien Hugo Chavez pour tenter d'obtenir la libération des otages qui demeurent aux mains de la guérilla marxiste.

"L'assassinat de Raul (Reyes) a dynamité le cadre de négociation qu'avaient réussi à construire le président Hugo Chavez et la sénatrice (colombienne) Piedad Cordoba. Ils ont obtenu des choses impensables il y a peu, des résultats encourageants comme la libération de cinq parlementaires", a déclaré le guérillero Ivan Marquez dans un entretien avec le chef du Parti communiste argentin, Patricio Echegaray, publié samedi dans le quotidien argentin "Perfil".

"Mais après ces événements, nos possibilités de continuer à libérer les autres personnes sont pour l'instant épuisées", a prévenu Marquez, l'un des sept membres de l'organe dirigeant des FARC.

Reyes a été tué le 1er mars dans le bombardement par l'armée colombienne d'un campement des FARC en territoire équatorien, près de la frontière avec la Colombie.

Du mois d'août à novembre 2007, Chavez a joué le rôle de médiateur pour tenter d'arracher un accord humanitaire entre le gouvernement colombien et les FARC.

Les FARC ont ainsi remis six otages au gouvernement vénézuélien entre janvier et février de cette année, mais les négociations sur la libération des autres otages sont depuis restées au point mort. Parmi les otages restant aux mains des FARC, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt fait l'objet d'une campagne internationale pour réclamer sa libération.

La mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio, a raison de défendre la médiation de Chavez, a déclaré Marquez lors d'une interview qui, selon "Perfil", date du 18 avril et s'est tenue dans un lieu tenu secret.

"Elle (Pulecio) voit en Chavez le seul espoir, et elle a raison, parce que Chavez a fourni un effort désintéressé pour concrétiser l'accord... Mais (le président colombien Alvaro) Uribe s'est fait fort de l'exclure de la médiation, alors même que c'est la seule médiation qui a pu aboutir à des résultats concrets", a observé le guérilléro. AP

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