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Les Etats-Unis et l'Irak ont entamé lundi au Bahreïn des entretiens avec les pays arabes du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) afin de les exhorter à soutenir le gouvernement de Bagdad.
L'Irak a dépêché son chef de la diplomatie à Manama, où aux côtés de sa collègue américaine Condoleezza Rice, il compte leur demander d'alléger la dette irakienne, mais aussi l'établissement d'ambassades à Bagdad.
La rencontre de Manama précède une réunion arabe plus élargie: mardi au Koweït se tient en effet la troisième conférence ministérielle élargie des pays voisins de l'Irak.
En route pour le Koweït lundi, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a mis l'accent sur la nécessité pour son pays de voir ses voisins arabes ouvrir des ambassades en Irak, référence aux promesses en ce sens mais toujours non-réalisées de l'Arabie saoudite et du Bahreïn. "Il y a des pays qui ne reconnaissent pas notre processus politique et (...) incitent aux troubles. Je suis étonné par la position de ces pays", a-t-il déclaré.
Condoleezza Rice était quant à elle à Manama, après une visite surprise dimanche à Bagdad, destinée à marquer le soutien de Washington au gouvernement à majorité chiite de Maliki, actuellement confronté à des menaces de "guerre ouverte" de la part de la milice extrémiste chiite de l'imam Moqtada al-Sadr.
Cette mini-tournée régionale est pour elle l'occasion de marteler un message, autour du spectre de l'Iran chiite: l'Irak, certes à majorité chiite, est un pays arabe, avec une identité arabe, et qui a besoin de la solidarité de ses voisins sunnites. Et que la nervosité de ces pays face à l'influence croissante de l'Iran n'est pas une raison pour bouder Bagdad.
"Des ajustements vont devoir être faits" dans la manière dont les pays arabes voient l'Irak, a-t-elle martelé dimanche. AP
nc/v
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