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actu & culture


PARIS - mardi 08 avril 2008 à 13h49

Polémique sur la sécurité autour de la flamme olympique


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Les incidents autour du relais de la flamme olympique dans Paris provoquent quelques remous. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a estimé mardi que les policiers ont "très bien fait leur travail", mais certaines voix s'élèvent contre les actions musclées de la police et l'Inspection générale des services (IGS) a diligenté une enquête.

"Les policiers, compte tenu des conditions dans lesquelles ils ont travaillé, et notamment parce qu'ils n'avaient pas la maîtrise du parcours, des étapes, de la vitesse, des modalités du déplacement, ont très bien fait leur travail", a assuré la ministre de l'Intérieur sur Europe-1, alors que la police française est mise en cause par les autorités chinoises.

Reconnaissant que "les manifestations se sont déroulées dans une grande difficulté", avec notamment des "bagarres", Michèle Alliot-Marie a souligné que les policiers avaient la "double mission de protéger les athlètes qui portaient la flamme et la flamme, et de garantir la liberté de manifestation". Il y a "18 interpellations", "ce qui prouve que la police a fait son travail de façon impeccable et sereine".

"Ce n'était pas au pays des droits de l'Homme qu'on allait pouvoir interdire cette liberté de manifestation", a-t-elle protesté, avant de souligner qu'"aucune instruction n'a été donnée, quant à une éventuelle confiscation de drapeaux tibétains".

"Les seules consignes qu'il y avait c'était la confiscation des objets qui pouvait être utilisés comme une arme, ce qui n'est pas le cas de drapeaux", a-t-elle fait valoir, ajoutant toutefois qu'elle avait ordonné une "enquête administrative interne" sur ce sujet.

Le député Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde s'est interrogé au contraire sur le fait de savoir si les Chinois avaient "donné des ordres à la police française" lundi. "J'ai écrit au ministre de l'Intérieur pour demander de quel droit la police française retirait aux manifestants, arrachait, cassait, des (...) drapeaux tibétains. On n'est pas à Lhassa, on n'est pas à Pékin. En France, on a le droit de manifester avec un drapeau tibétain, ou tout autre drapeau", a-t-il rappelé sur i>télé, observant que "les drapeaux chinois" présents sur le parcours "n'ont jamais été inquiétés par la police".

Le directeur de l'ordre public à la préfecture de police de Paris, Pierre Mure, a reconnu sur France Info qu'"il y a eu certes des drapeaux ou des emblèmes tibétains confisqués sur le parcours", mais uniquement (ceux) qui étaient utilisés soit pour bloquer le cortège soit pour tenter d'éteindre la flamme".

Interrogé sur le caméraman de France-2 violemment frappé sur le parcours de la flamme, il a confirmé que l'Inspection générale des services (police des polices, NDLR) enquêtait sur cette affaire. Cette enquête pourrait aboutir à des "sanctions si le fonctionnaire de police est coupable", a-t-il dit.

"Bruno Girodon a été roué de coups, frappé à la tête et à l'épaule par un CRS alors qu'il exerçait son métier de journaliste", ont dénoncé mardi dans un communiqué les syndicats SNJ et SNJ-CGT de France-2, demandant que la direction de la chaîne "porte plainte contre les forces de l'ordre". AP

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