Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le ministre de la Défense colombien a confirmé dimanche qu'un Equatorien figure bien parmi les victimes du raid de l'armée colombienne contre un camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) en territoire équatorien le 1er mars, dans lequel avait péri notamment le n°2 de la guérilla marxiste colombienne. Une information qui risque raviver les tensions entre les deux pays.
Juan Manuel Santos a confirmé que l'un des corps ramenés en Colombie après l'attaque controversée qui avait 26 morts et plusieurs blessés, appartenait à un Equatorien qu'il n'a identifié que par le nom de guerre "Lucho".
Dans un premier temps identifiée comme un citoyen colombien, la victime avait été rapatriée en Colombie. Ce sont les parents de Franklin Aizalia, un jeune serrurier, qui avaient reconnu leur fils sur des photos. Ils s'apprêtaient à se rendre à Bogota lundi pour confirmer son identité.
Samedi, le président équatorien Rafael Correa, a menacé la Colombie d'une nouvelle offensive diplomatique si les tests ADN confirmaient qu'un citoyen équatorien avait été tué dans l'attaque de l'armée colombienne.
"(Je dis) au président Correa et aux autorités équatoriennes: attention, attention à ne pas se laisser abuser par des délinquants. Soyez prudents et vérifiez par vous-mêmes l'identité des personnes", a déclaré le ministre de la Défense colombien.
Santos a qualifié le raid dans lequel sont mortes plus d'une vingtaine de personnes d'acte "légitime de guerre".
D'après l'enquête de l'armée colombienne, alias "Lucho" était en fait le compagnon de Nubia Calderon, alias "Esperanza", connue pour être l'ambassadrice des FARC en Equateur.
Le raid, qui avait fait 26 morts -dont le n°2 des FARC Raul Reyes, quatre étudiants mexicains et un soldat colombien- et trois blessées, avait provoqué dans les jours suivants une crise diplomatique sans précédent entre l'Equateur, la Colombie et le Venezuela. AP
ca/v41/ljg/v0086
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|