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actu & culture


MEDFORD, Oregon - dimanche 23 mars 2008 à 18h23

Barack Obama se sort plutôt bien d'une passe difficile


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Les deux dernières semaines auront été rudes pour Barack Obama, à la traîne dans les sondages en vue de la primaire du 22 avril en Pennsylvanie et en perte de vitesse au niveau national. Mais cela aurait pu être bien pire pour celui qui continue de faire la course en tête côté démocrate.

Cette quinzaine a d'abord vu le conseiller diplomatique du candidat présenter sa démission pour avoir traité de "monstre" Hillary Clinton, la rivale de M. Obama pour l'investiture démocrate.

Le sénateur de l'Illinois a ensuite dû prendre ses distances avec son sulfureux pasteur, le révérend Jeremiah Wright, qui avait notamment accusé dans des sermons incendiaires les Etats-Unis d'être responsables des attentats dont ils ont été victimes le 11 septembre 2001.

"Il ne fait aucun doute que nous sortons de deux semaines agitées mais nous en avons connu d'autres par le passé", a relativisé Barack Obama vendredi devant la presse. "Cela ne va pas être une ligne droite sans heurts. La campagne a ses hauts et ses bas".

Les choses ne se sont pas arrangées samedi puisque l'un de ses conseillers, le général d'aviation à la retraite Merrill McPeak, a reproché à Bill Clinton de mettre en doute le patriotisme du sénateur noir, comparant l'ancien président à Joe McCarthy et à sa croisade anticommuniste des années 50.

"Je pense que ce serait bien que l'on ait une élection avec deux candidats qui aiment leur pays et soient dévoués aux intérêts du pays", avait déclaré vendredi M. Clinton devant des anciens combattants en Caroline du Nord, excluant implicitement M. Obama.

Des propos perçus par M. McPeak comme une attaque "tactique" contre le sénateur de l'Illinois, comparable selon lui à la chasse aux sorcières communistes de la commission McCarthy. "J'étais à l'université à l'époque où Joe McCarthy accusaient de bons Américains d'être des traîtres, alors j'en ai assez", a-t-il martelé, au côté de M. Obama à Medford (Oregon), suscitant un tollé dans le camp Clinton.

Barack Obama se sort néanmoins bien de cette période. Son important discours de mardi sur le clivage racial de la nation américaine a été plutôt bien reçu. La Floride et le Michigan l'ont également conforté en confirmant qu'il n'y aurait pas de nouvelles primaires en remplacement des scrutins remportés par Mme Clinton mais annulés par le Parti démocrate. Autre bon point: il est largement en tête dans la course aux fonds de campagne. Enfin, il a reçu le précieux soutien du gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson, un temps convoité par l'équipe Clinton.

Plus important encore, avant de s'octroyer un congé pascal en famille, Barack Obama conservait un total quasi-insurmontable de délégués en vue de la convention démocrate de la fin août à Denver (Colorado), 1.620 contre 1.499 à Mme Clinton.

Reste qu'il ne pourra être directement investi à l'issue des primaires. Les deux adversaires démocrates devront faire le plein de superdélégués, ces 796 électrons libres, membres de droit de la convention, qui peuvent voter pour qui leur chante.

Les partisans de M. Obama estiment qu'au sortir de ces jours difficiles, leur champion a prouvé sa résistance à la pression et sa dimension présidentielle. Un argument repris par le candidat lui-même: "Nous avons eu deux semaines difficiles; je suppose que lorsque je serai président, nous subirons des tests comparables". AP

tl/v0/mw




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