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La coalition au pouvoir du Premier ministre de Malaisie Abdullah Ahmad Badawi, le Front national, a remporté les élections générales à la majorité simple, selon les résultats officiels partiels. Une victoire attendue mais largement tempérée par plusieurs défaites-choc au niveau des législatures régionales, reflétant le mécontentement de la population face à ses échecs à juguler les tensions raciales, la corruption et l'inflation.
Le Front national a remporté 127 des 180 sièges dont les résultats ont été dépouillés, sur les 222 du parlement, a annoncé la Commission électorale. Le parti d'opposition Action démocratique remporte 22 sièges, le Parti populaire de la justice 18 et le parti islamique pan-malaisien (PAS) en obtient 13. L'opposition, avec 53 sièges en tout, fait bien mieux que dans le parlement sortant, où elle n'en avait que 19.
Le Front national a perdu le contrôle des parlements locaux des Etats de Penang -pour la première fois depuis 1969- de Kedah et Selangor, qu'il avait toujours contrôlés, et n'arrivant pas à reprendre non plus celui de Kelantan, jusque là le seul Etat aux mains de l'opposition.
Il s'agit d'une des défaites les plus cuisantes pour le Front national, aux commandes de la Malaisie depuis l'indépendance en 1957
Depuis son arrivée au pouvoir en 2003, Abdullah a perdu beaucoup du crédit qu'il avait lorsqu'il remplaça le vétéran Mahathir Mohamad. Avec ces défaites inédites, son avenir est en question.
Un des principaux sujets de la campagne était le mécontentement des minorités chinoise (25% de la population) et indienne (8%), victimes de discrimination. Chacune de ces communautés est représentée au sein du Front national, mais les minorités estiment que les partis censés défendre leurs intérêts sont devenus les vassaux de l'Organisation nationale unie des Malais (UMNO) d'Abdullah, qui domine le Front. AP
nc/v
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