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actu & culture


BEYROUTH - mardi 22 avril 2008 à 14h42

Nouveau report de la présidentielle au Liban


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Le Parlement libanais a échoué mardi, pour la 18e fois, à élire un nouveau président du Liban, faute de réunir un nombre suffisant de députés, alors que la majorité anti-syrienne et l'opposition, emmenée par le Hezbollah, restent en profond désaccord sur le partage du pouvoir au sein d'un futur gouvernement.

Le Parlement tente sans succès depuis septembre d'élire à la présidence le chef de l'armée, Michel Sleimane, un candidat de consensus, en raison du boycottage des députés de l'opposition, qui empêche d'atteindre le quorum nécessaire pour procéder au scrutin. Plongé dans une grave crise politique, le Liban est privé de président depuis le départ du pro-syrien Emile Lahoud en novembre.

Prenant acte de l'absence des députés de l'opposition, le président du Parlement Nabih Berri a reporté mardi une nouvelle fois la séance, sans fixer immédiatement la date de la prochaine convocation. Il a renouvelé son appel au dialogue entre les deux camps.

Il a précisé qu'il fixerait la date d'une nouvelle séance si la majorité refuse de discuter. La solution "ne peut passer que par le dialogue", a-t-il insisté. Au yeux de la coalition gouvernementale, de tels pourparlers ne doivent avoir lieu qu'après l'élection du nouveau président, et elle souligne que de précédentes tentatives de dialogue n'ont rien donné.

Au Koweït, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avait déclaré un peu plus tôt qu'un nouveau report du vote libanais serait "triste" et qu'il ne comprenait pas pourquoi la classe politique et la société civile libanaises ne semblent pas "disposées à nous offrir une nouvelle perspective".

M. Kouchner a rencontré son homologue syrien Walid al-Moallem pour discuter de la crise libanaise, en marge de la réunion des voisins de l'Irak. C'était la première rencontre de ce type depuis que Paris et Damas avaient suspendu leurs contacts à haut niveau sur le Liban en décembre.

Les Etats-Unis et le camp du Premier ministre libanais Fouad Siniora accusent la Syrie de faire obstacle à l'élection d'un président au Liban. Damas dément, tandis que ses alliés libanais rejettent la responsabilité du blocage sur Washington. AP

ma/v154-253/nc/lma




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