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actu & culture


BELGRADE - dimanche 03 fevrier 2008 à 23h26

Les Serbes reconduisent leur président pro-européen Boris Tadic



Le président serbe sortant Boris Tadic a été réélu dimanche sur un programme pro-européen, devançant de peu son rival ultranationaliste Tomislav Nikolic, qui a reconnu sa défaite.

La commission électorale estime, après le dépouillement de 50% des voix, qu'environ 51% des électeurs ont choisi Boris Tadic, contre 47% à son rival Tomislav Nikolic a reconnu sa défaite. Ces estimations rejoignent celles du Centre pour des élections libres et pour la démocratie, un institut indépendant, qui crédite Tadic de 50,5% contre 47,9% pour l'ultranationaliste Tomislav Nikolic.

"Je le félicite pour sa victoire (et) je continuerai à être son opposant déterminé", a lancé le candidat malheureux, qui défendait une ligne nationaliste résolument opposée à l'indépendance imminente du Kosovo et rétif au rapprochement avec l'Union européenne.

Victorieux, Tadic a salué "le grand potentiel démocrate" de la Serbie et rendu hommage à son rival pour le nombre des suffrages qu'il a rassemblés. Dans la soirée, ses partisans manifestaient leur joie dans les rues du centre de Belgrade, brandissant des drapeaux européens ou du Parti démocrate (DS) au son des klaxons.

Tadic, qui a accédé à la présidence en 2004 en battant, déjà, son adversaire de dimanche, est un élu modéré et ouvertement pro-occidental.

Il devrait rapidement être confronté à des décisions engageant largement l'avenir de l'ancienne république yougoslave, au premier rang desquelles l'attitude à adopter face à la déclaration d'indépendance de la province albanophone du Kosovo. S'il a affiché son opposition à cette perspective, il a aussi exclu le recours à la force et devrait se montrer conciliant, y compris avec les pays qui reconnaîtront la souveraineté du nouveau pays.

Les dirigeants kosovars ont promis de proclamer leur indépendance dans les jours suivant cette élection, quelle qu'en soit l'issue.

Tadic devrait aussi confirmer les réformes engagées et le rapprochement avec l'Union européenne engagés par la Serbie. Pour lui, il n'y a "aucune alternative" à l'adhésion du pays à l'Union européenne, qui constitue "la seule perspective d'avenir".

Boris Tadis devra encore prouver sa volonté de faire arrêter les suspects de crimes de guerre en fuite réclamés par le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye (Pays-Bas), et en particulier le général bosno-serbe Ratko Mladic et l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic. AP

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