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Le Kenya a enregistré une augmentation des viols, notamment d'enfants, depuis que les violences consécutives à la présidentielle contestée de la fin décembre a poussé des dizaines de milliers de déplacés dans des camps de fortune, a annoncé vendredi l'UNICEF.
La surpopulation et l'absence de sécurité dans ces camps accroît la vulnérabilité des femmes et filles, a déclaré Véronique Taveau, porte-parole de l'organisme onusien chargé de la protection de l'enfance. "Les cas de viol sont en augmentation", a-t-il ajouté, notant qu'ils se répercuteraient peut-être sur les statistiques du Kenya en matière de contamination par le VIH.
Nombre des quelque 255.000 personnes déplacées depuis le 27 décembre se sont rassemblées près des écoles ou des postes de police, espérant y gagner une protection.
Selon des informations préliminaires compilées par trois agences de l'ONU au Kenya, les femmes et filles dans ces camps sont contraintes à "échanger des rapports sexuels contre des vivres, une protection, un moyen de transport, ou violées lorsqu'elles tentent de gagner les latrines pendant la nuit", ajoute l'UNICEF.
Selon une ONG kenyane, le Gender Violence Recovery Center, les cas de violences sexuelles auraient doublé depuis les élections, selon l'UNICEF, qui cerche à obtenir le déblocage de trois millions de dollars pour aider à protéger les enfants en danger.
Reste qu'il est extrêmement difficile de chiffrer ces violences, qui très souvent sont tues par les victimes, "de peur de représailles", note Véronique Taveau. AP
nc/v
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