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CARACAS - jeudi 10 janvier 2008 à 18h05

Hugo Chavez annonce la libération de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, otages des FARC depuis plus de six ans


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Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé jeudi la libération de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, otages depuis plus de six ans des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a confirmé leur libération. "J'ai parlé directement au téléphone avec Clara et Consuelo", a expliqué M. Chavez, précisant que les deux femmes étaient attendues dans la capitale vénézuélienne Caracas d'ici quelques heures. Elles devaient y retrouver leurs familles.

"Le Venezuela continuera à ouvrir la voie pour la paix en Colombie. Nous sommes y prêts et en contact avec les FARC, et nous espérons que le gouvernement colombien le comprendra", a ajouté M. Chavez. L'opération de récupération organisée par le chef de l'Etat vénézuélien a débuté après que les FARC lui ont envoyé des coordonnées du point de rendez-vous dans la jungle colombienne. Deux hélicoptères arborant le sigle de la Croix-Rouge internationale y ont été envoyés.

Clara Rojas avait été enlevée en février 2002 alors qu'elle faisait campagne avec Ingrid Betancourt, à cette époque candidate à la présidentielle colombienne, dans le sud de la Colombie. De son côté, l'ancienne parlementaire Consuelo Gonzalez a été prise en otage en septembre 2001.

"C'est une partie d'Ingrid qui se libère aujourd'hui", commenté jeudi l'ex-mari d'Ingrid Betancourt Fabrice Delloye, après l'annonce de la libération de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez.

"C'est une formidable nouvelle, c'est extraordinaire", a-t-il dit sur France-Info. "D'abord, parce que le ton entre le président Chavez et le président (colombien Alvaro) Uribe s'est considérablement adouci. Ensuite parce que les FARC avaient dit qu'ils allaient les libérer et c'est fait". Selon lui, la méthode Chavez "paie".

"Maintenant, il faut travailler à fond pour que les autres otages reviennent, Ingrid, parce qu'il faut se dépêcher pour elle, parce qu'elle n'est pas en bonne santé", a-t-il expliqué, invitant le président français Nicolas Sarkozy et le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva à "mettre tout en oeuvre pour convaincre à la fois les FARC et le président Chavez et le président Uribe, qu'il faut maintenant mettre le paquet" pour la libération des otages.

Les FARC détiennent quelque 46 otages de premier plan, dont trois ressortissants américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, et espèrent les échanger contre des centaines de guérilleros emprisonnés. Le mouvement d'extrême-gauche a reconnu le 4 janvier qu'il ne détenait plus le petit Emmanuel, fils de Clara Rojas conçu et né en captivité. AP

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