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actu & culture


BOGOTA - samedi 05 janvier 2008 à 06h55

Colombie: les tests ADN donnent tort aux FARC qui réitèrent leur promesse de libérer Clara Rojas et Consuelo Gonzalez


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Les analyses ADN indiquent que le petit garçon de trois ans confié à une famille d'accueil de Bogota est bien Emmanuel, fils de l'otage des FARC Clara Rojas, conçu et né en captivité. Dans un communiqué diffusé vendredi soir, les FARC semblent confirmer implicitement cette information et renouvellent leur promesse de libérer Clara Rojas et Consuelo Gonzalez.

L'analyse génétique montre une concordance "absolue" entre l'ADN mitochondrial de la mère de Clara Rojas et le petit garçon, ce qui signifie qu'il existe une très forte probabilité que "l'enfant appartienne à la famille Rojas", selon les termes du procureur fédéral de Colombie Mario Iguaran.

Une seconde analyse destinée à confirmer ces premiers résultats a été confiée à un laboratoire espagnol qui doit faire parvenir ses conclusions d'ici deux semaines, a précisé M. Iguaran.

Dans un communiqué publié sur un site internet vendredi dans la soirée mais daté du 2 janvier, soit deux jours avant l'annonce des résultats des tests ADN, les FARC reconnaissent implicitement qu'Emmanuel n'était plus entre leurs mains. Ce texte n'a pas pu être identifié, mais il est publié sur un site qui a fréquemment diffusé des messages de la guérilla.

Les rebelles y affichent une nouvelle accusation à l'encontre d'Alvaro Uribe: il aurait ordonné "l'enlèvement" du garçon dans le but de faire échouer les négociations et les efforts menés par Hugo Chavez dans l'opération de libération de Clara Rojas, de son fils et d'une parlementaire colombienne, Consuelo Gonzalez.

Plus loin, le secrétariat des FARC indique aussi qu'il est toujours prêt à honorer sa promesse de libérer les deux femmes, sans pour autant donner de détails supplémentaires.

De son côté, le gouvernement vénézuélien s'est plaint que Bogota n'ait pas autorisé sa propre équipe de spécialistes à prélever des échantillons sanguins de l'enfant pour réaliser une analyse ADN parallèle.

"J'ai dit au ministre colombien des Affaires étrangères que cette attitude jette le doute (...) sur cette enquête", a ainsi déclaré vendredi le chef de la diplomatie vénézuélienne, Nicolas Maduro.

Le résultat des tests ADN donnerait donc raison au président colombien Alvaro Uribe alors que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient annoncé il y a deux semaines qu'elles comptaient libérer l'enfant.

L'opération de libération des trois otages de la guérilla, baptisée "opération Emmanuel" et organisée sous la houlette de Hugo Chavez avait été suspendue lundi.

Alors que les FARC imputaient l'échec à des opérations de l'armée colombienne, Alvaro Uribe avait créé la surprise en affirmant qu'Emmanuel n'était plus aux mains de la guérilla mais qu'un enfant confié à l'Assistance publique colombienne et dans une famille d'accueil depuis plus d'un an sous le nom de Juan David Gomez était sans doute le fils de Clara Rojas. AP

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