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"Nous ne serons pas dans les premiers" Etats à reconnaître l'indépendance du Kosovo, a averti mercredi à Paris le président en exercice de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine, Zeljko Komsic.
"En cas d'action unilatérale, la Bosnie-Herzégovine va prendre la même position que celle de l'Union européenne et de l'OTAN", a-t-il expliqué à l'issue d'un entretien avec l'Elysée avec son homologue français Nicolas Sarkozy. "Mais je peux vous dire très ouvertement que nous ne serons pas dans les premiers", a ajouté le Bosno-Croate.
"Il n'est pas dans notre intérêt de voir la Serbie ou le Kosovo traverser des zones d'instabilité", a-t-il relevé alors que la Bosnie-Herzégovine craint d'éventuelles répercussions sur sa stabilité d'une proclamation d'indépendance du Kosovo.
"Mais il n'est pas non plus dans notre intérêt que cette question-là attende et qu'on la reporte à l'infini avec des échéances qui ne peuvent pas être respectées, et que de cette façon-là, une instabilité politique soit importée en Bosnie-Herzégovine", a-t-il ajouté.
"Nous souhaitons débattre de l'avenir, de l'adhésion à l'Union européenne et non pas des fantômes du passé. C'est de cela dont la Bosnie-Herzégovine a besoin", a encore souligné M. Komsic.
"L'indépendance du Kosovo ne doit pas déstabiliser les Etats voisins", soulignait-on mercredi à l'Elysée. Si la France "regrette l'échec des discussions" entre Serbes et Kosovars, elle estime que "la seule solution réaliste" pour le Kosovo est "d'encadrer l'indépendance avec une forte présence internationale".
Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy a confirmé à son hôte que la France "soutenait la perspective européenne de la Bosnie-Herzégovine". Le président français a "salué le paraphe de l'accord de stabilisation et d'association (entre l'Union européenne et) la Bosnie-Herzégovine", le 4 décembre dernier.
C'est "un signal positif adressé par l'Union européenne, en réponse à la volonté des responsables bosniens de relancer les réformes", soulignait-on à l'Elysée.
M. Komsic a invité Nicolas Sarkozy à se rendre en Bosnie-Herzégovine et "la date de 2009 a été évoquée", ajoutait-on de même source. "A ce moment-là, j'espère que nous serons beaucoup plus loin dans notre cheminement vers l'adhésion à l'Union européenne", a confié le président de Bosnie-Herzégovine. A2P
co/cov/tl
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