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actu & culture


PARIS - jeudi 13 decembre 2007 à 15h03

Kosovo: pour Paris, il faut désormais "organiser une transition ordonnée"



Après l'échec des négociations entre Serbes et Kosovars, il faut désormais "organiser une transition ordonnée" du Kosovo vers l'indépendance, a estimé jeudi le porte-parole de l'Elysée David Martinon.

"Nous regrettons que les Serbes et les Kosovars n'aient pas réussi à s'entendre sur le statut futur du Kosovo", mais "de nouvelles négociations entre Belgrade et Pristina auraient très peu de chance d'aboutir", a-t-il estimé lors de son point de presse hebdomadaire.

"Maintenant, nous considérons que l'ensemble des acteurs impliqués sur ce dossier -Serbes et Kosovars, mais aussi l'Union européenne, les Etats-Unis et la Russie- doivent maintenant discuter de la meilleure manière d'ordonner la transition", a déclaré M. Martinon.

Et "nous nous plaçons désormais dans la perspective des discussions qui devraient avoir lieu le 19 décembre prochain au Conseil de sécurité des Nations Unies".

Alors qu'on lui demandait s'il jugeait souhaitable que les Kosovars attendent les résultats de l'élection présidentielle en Serbie pour proclamer leur indépendance, David Martinon a noté que cela "fait partie des questions qu'il nous faut aborder dès lors qu'on se décide à organiser une transition ordonnée".

La Russie a invité mercredi le Conseil de sécurité des Nations unies à soutenir de nouveaux pourparlers sur le futur statut du Kosovo, mais les Etats-Unis et les principaux pays européens -favorables contrairement à Moscou à l'indépendance de la province séparatiste serbe- ont immédiatement rejeté cette demande.

Les médiateurs (UE, Etats-Unis, Russie) des négociations sur le statut du Kosovo ont constaté la semaine dernière l'échec du processus de négociation.

Le Kosovo est placé sous administration civile de l'ONU depuis l'intervention de l'OTAN en 1999. La province entend déclarer son indépendance début 2008 et fait pression sur l'Union européenne et les Etats-Unis pour obtenir leur feu vert, malgré l'opposition de la Serbie soutenue par la Russie. Moscou a mis en garde lundi contre une "réaction en chaîne dans les Balkans" si la province serbe passait outre l'opposition de Belgrade. AP

co/st




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