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actu & culture


BUENOS AIRES - dimanche 09 decembre 2007 à 05h44

François Fillon rend hommage aux religieuses françaises tuées sous la dictature en Argentine


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En déplacement en Argentine, le Premier ministre François Fillon a rendu hommage samedi aux religieuses françaises Léonie Duquet et Alice Domon, enlevées et tuées il y a 30 ans pendant la "Sale guerre" sous la junte militaire argentine.

Accompagné de son homologue argentin Jorge Taiana, ainsi que plusieurs membres de groupes de défense des droits de l'Homme, le Premier ministre français a déposé un bouquet de roses sur la tombe de soeur Léonie Duquet, lors d'une cérémonie solennelle dans un cimetière catholique de Buenos Aires.

Léonie Duquet a été enlevée le 8 décembre 1977, dans ce qui a été décrit par ses avocats comme une opération commando d'agents de sécurité répondant à la dictature militaire en place. Les restes de l'autre religieuse, Alice Domon, enlevée le même mois, n'ont eux jamais été retrouvés.

Selon leurs avocats, les deux religieuses ont payé de leur vie après avoir sympathisé avec les mères de dissidents détenus par les autorités lors de la "Sale guerre" entre 1976 et 1983.

M. Fillon était également accompagné de soeur Ivonne Pierron, une Française qui avait fui l'Argentine en 1977 après les enlèvements, avant de regagner le pays en 1984.

Le Premier ministre se trouvait en Argentine pour l'investiture à la présidence de l'Argentine de Cristina Fernandez, qui remplacera lundi son mari Nestor Kirchner à la tête du pays.

L'ancien capitaine de la marine argentine Alfredo Astiz, surnommé "l'ange blond de la mort", a été condamné par contumace en France en 1990 à la réclusion à perpétuité pour l'enlèvement de Léonie Duquet et Alice Domon. L'Argentine a refusé à plusieurs reprises son extradition.

L'ancien officier est actuellement détenu en Argentine, où il fait l'objet d'autres enquêtes sur des abus présumés des droits de l'Homme sous la dictature.

Près de 13.000 personnes ont été tuées ou ont disparues pendant la "Sale guerre", selon les chiffres officiels. Les associations de défense des droits de l'Homme évoquent cependant un bilan de près de 30.000 morts ou disparus. AP

mgh/v1441




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