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"Nous sommes favorables à l'indépendance du Kosovo", mais "nous souhaitons qu'elle se fasse le moment opportun, c'est-à-dire un moment où personne ne se sente humilié", a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy lors du 26e sommet franco-italien de Nice.
"S'il faut se donner quelques semaines de plus pour apaiser et arriver à ce résultat, ça semble à la France quand même préférable que de considérer que, le 10 décembre à 24h, il faut que tout s'arrête", a ajouté le président français, lançant un "appel à la raison.
"Il faut préparer l'indépendance du Kosovo" et "avoir le temps pour la préparer", a approuvé le président du Conseil italien Romano Prodi.
"Nous ne voulons pas que nos soldats de surcroît se retrouvent dans une situation juridique inextricable", a ajouté Nicolas Sarkozy. "Donc nous appelons chacun à faire un effort vers les autres".
"Les Kosovars auront leur indépendance, les Serbes doivent comprendre qu'il s'agit de voisins, qu'ils doivent travailler ensemble, les Russes que nous ne voulons en aucun cas les humilier et les Européens que nous voulons rester unis", a déclaré le président français.
Les pourparlers de Baden (Autriche) sur le futur statut du Kosovo se sont achevés sur une impasse totale mercredi, ni les autorités serbes ni les responsables albanophones n'acceptant de faire un geste.
Ces discussions, qui s'étaient ouvertes lundi, constituaient le dernier rendez-vous prévu avant la remise du rapport des médiateurs au secrétaire général des Nations unis Ban Ki-moon, le 10 décembre. AP
co/tl
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