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Le procès de Saddam Hussein et de sept membres de son régime a été ajourné jusqu'au 16 octobre, date à laquelle devrait être rendu le verdict, après les dernières plaidoiries des avocats de deux de ses co-accusés jeudi devant le Tribunal spécial irakien.
Les deux derniers accusés, défendus par des avocats désignés par le tribunal, étaient l'ancien vice-président Taha Yassine Ramadan et le chef du Tribunal révolutionnaire Aouad al-Bandar. Ils ont tous les deux déclaré qu'ils n'acceptaient pas ces avocats.
"Je refuse ces procédures et je ne présenterai pas ma propre défense", a déclaré Taha Yassine Ramadan au président du tribunal spécial Raouf Abdel-Rahman. "Je ne sais pas qui est cet avocat, je ne connais pas même son nom", a-t-il déclaré.
Saddam Hussein, qui n'était pas présent jeudi, était apparu la veille devant le tribunal à Bagdad pour la première fois depuis sa grève de la faim et son hospitalisation. Affirmant comparaître contre son gré, il a de nouveau contesté la légitimité du tribunal et demandé à être fusillé par un peloton d'exécution s'il devait être condamné à mort.
L'ancien président irakien avait été hospitalisé dimanche au 17e jour de sa grève de la faim, entamée le 7 juillet avec trois de ses coaccusés, pour protester contre le meurtre fin juin d'un des avocats de la défense. Il n'était plus apparu devant le tribunal depuis les réquisitions, le 19 juin.
L'accusation a réclamé la peine de mort contre l'ex-dictateur et deux de ses coaccusés pour la répression anti-chiite à Doujaïl en 1982, menée en représailles à un attentat contre Saddam Hussein. Plusieurs centaines de chiites, hommes, femmes et enfants, avaient été arrêtés, certains torturés à mort tandis que 148 avaient été condamnés à la peine capitale. AP
pyr/v513
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