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actu & culture


BRUXELLES - mardi 20 novembre 2007 à 19h17

Nouvelle séance de discussions à Bruxelles sur le Kosovo


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Belgrade a présenté mardi aux responsables albanophones du Kosovo une nouvelle offre d'autonomie lors d'une nouvelle séance de négociations à Bruxelles avec les médiateurs de l'Union européenne, des Etats-Unis et de la Russie.

Belgrade, qui refuse catégoriquement une indépendance de la province serbe, avait déjà fait une proposition d'autonomie élargie, rejetée par les responsables albanophones. On ignorait pour l'heure en quoi la nouvelle proposition serbe était différente.

Le ministre serbe chargé du Kosovo Slobodan Samardzic, a précisé qu'elle était inspirée du type d'autonomie des îles d'Aland en Finlande, qui gèrent elles-mêmes leurs affaires intérieures, excepté la sécurité et la politique étrangère.

"Dans ces arrangements, les îles Aland sont un territoire pacifique au sein de la Finlande, loyal envers le gouvernement central et qui jouit d'une autonomie pleine et entière", a expliqué Slobodan Samardzic devant la presse.

Le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Jeremic a expliqué que le projet mettait "des idées fraîches sur la table".

Ce plan paraissait pourtant avoir peu de chance d'être accepté par les responsables albanophones qui réclament l'indépendance totale de la province serbe à majorité albanophone, sous administration civile de l'ONU depuis 1999.

"Notre point de vue et notre position sont très clairs: c'est l'indépendance du Kosovo et sa reconnaissance", avait lancé le président du Kosovo Fatmir Sejdiu à son arrivée à la séance de négociations. "Il n'y a absolument pas d'alternative".

Bien parti pour devenir le prochain Premier ministre du Kosovo après la victoire de son parti, le PDK (Parti démocratique du Kosovo), lors des législatives de samedi, l'ancien chef des séparatistes de l'UCK Hashim Thaci avait pour sa part écarté la menace d'une proclamation d'indépendance immédiate. "Le Kosovo ne fera rien sans coordination avec nos partenaires Washington et Bruxelles", a-t-il promis.

Le président serbe Boris Tadic et le Premier ministre Vojislav Kostunica qui participent à la réunion n'avaient pas fait de commentaires à leur arrivée.

Un compromis sur le futur statut du Kosovo semble bien difficile à atteindre avant la date-butoir du 10 décembre, à laquelle les médiateurs internationaux doivent rendre compte de leurs travaux au secrétaire général des Nations unies Kofi Annan.

Le médiateur de l'Union européenne, Wolfgang Ischinger, voulait pourtant rester optimiste. Il a dit croire que "ce sera une réunion constructive".

Wolfgang Ischinger et les deux autres médiateurs, l'Américain Frank Wisner et le Russe Alexandre Botsan-Kharchenko ont eu des entretiens avec les délégations serbes et kosovars..

Avec le soutien de Washington, Wolfgang Ischinger a mis sur la table un projet de pacte de coopération, dans lequel Belgrade et Pristina accepterait des mesures pratiques, comme les relations commerciales, sans régler la question de l'indépendance ou non du Kosovo. Mais Moscou reste réservé sur ce projet, tout comme Belgrade. AP

sb/v358/v484




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