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Le résumé du GIEC sur le changement climatique à l'intention des décideurs a été diffusé samedi, après avoir fait l'objet d'un accord à Valence (Espagne), à la conférence du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.
A la suite de la diffusion du document d'une vingtaine de pages, approuvé vendredi avec un "rapport de synthèse" à l'issue de cinq jours de débats parfois ardus, le secrétaire général de l'ONU a salué ce travail. Le changement climatique met en péril "les trésors les plus précieux de notre planète", a souligné Ban Ki-moon, estimant qu'il existait de "véritables" moyens de réagir.
"L'impact potentiel du réchauffement climatique est si grave et si généralisé que seule une action globale et urgente pourra faire quelque chose", a noté Ban Ki-moon.
Le résumé du GIEC, qui fait la synthèse de milliers de pages de données et de projections, doit servir de référence pour les décideurs politiques ces prochaines années. Et ce, dès la conférence de l'ONU organisée à Bali, en Indonésie du 3 au 14 décembre, qui doit lancer les négociations pour un nouvel accord international sur la réduction des gaz à effet de serre, en remplacement du protocole de Kyoto, expirant en 2012.
Il reprend les éléments clés de trois précédents rapports publiés cette année par le GIEC et qui totalisent quelque 3.000 pages, résultat de six années de travaux.
Dans un préambule, adressé aux sceptiques -et notamment les Etats-Unis-, le document souligne que le réchauffement du système climatique n'est pas contestable, et qu'il a déjà commencé. Il avertit que l'activité humaine pourrait causer des "changements abrupts et irréversibles" qui rendraient la planète méconnaissable, si aucune mesure n'est prise.
Selon le GIEC, les émissions de carbone, venant principalement des énergies fossiles, doivent être stabilisées d'ici 2015 et ensuite réduites. Faute de quoi, les conséquences pourraient être désastreuses, selon le président du GIEC, Rajendra Pachauri. Déjà, dans la situation actuelle, dès 2020, entre 75 et 250 millions de personnes en Afrique souffriront de pénurie d'eau, les habitants des mégapoles d'Asie seront menacés par les inondations des rivières et de la hausse du niveau de la mer, nombre d'espèces vont disparaître en Europe, et l'Amérique connaîtra des vagues de chaleur torrides. Ce sont là certaines des projections du rapport. AP
lma/cr/v163/nc
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