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actu & culture


BEYROUTH - vendredi 16 novembre 2007 à 16h36

Le secrétaire général des Nations unies presse les Libanais d'élire rapidement leur président


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A moins d'une semaine du scrutin censé désigner le prochain président libanais, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a exhorté une nouvelle fois les dirigeants du Pays du Cèdre vendredi à élire un chef d'Etat disposant d'un large soutien à la date prévue et en dehors de toute ingérence étrangère.

Ban Ki-moon a rencontré le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, avant de discuter avec les dirigeants du Hezbollah. Il a aussi eu des entretiens avec le président du Parlement Nabih Berri (opposition chiite), Saad Hariri, de la majorité parlementaire anti-syrienne et le Premier ministre Fouad Siniora soutenu par les Occidentaux.

Lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Beyrouth à l'issue de ces entretiens, le secrétaire général des Nations unies a déclaré que le nouveau président du Liban devait s'engager dans l'application des résolutions de l'ONU.

"En ce qui concerne les Nations unies, nous respecterons et soutiendrons tout candidat, tout président qui sera élu conformément aux procédures constitutionnelles", a-t-il dit, appelant à l'élection d'un nouveau président "avec le plus large soutien possible".

Ban Ki-moon a souhaité que le prochain chef d'Etat libanais "s'engage à observer et respecter toutes les obligations internationales" du Pays du Cèdre.

Le secrétaire général de l'ONU a mis en garde contre les possibles répercussions d'une vacance du pouvoir. "Le peuple et le gouvernement libanais sont à un tournant décisif", a-t-il jugé. "L'élection doit avoir lieu à la date prévue conformément aux règles constitutionnelles" et en l'absence de toute "ingérence étrangère", a-t-il également déclaré, dans une allusion apparente à la Syrie, accusée par la majorité parlementaire anti-syrienne libanaise de bloquer l'élection. Une allégation que Damas a démentie.

En vertu du système politique du Pays du Cèdre, la présidence de la République échoit traditionnellement à un chrétien maronite. Mais les maronites craignent qu'un échec ne les prive de ce poste.

Le Parlement doit désigner le successeur du pro-syrien Emile Lahoud avant le terme de son mandat, le 24 novembre. Le prochain scrutin est prévu pour le 21 novembre, après plusieurs reports ou échecs du vote faute de quorum ou de compromis.

La coalition au pouvoir, pro-occidentale et opposée à l'influence de la Syrie sur le pays et l'opposition pro-syrienne menée par le Hezbollah, n'ont pas pu s'entendre sur la désignation d'un candidat, entraînant le pays dans la crise politique la plus grave depuis la guerre civile (1975-1990).

La visite de Ban Ki-moon visant à enjoindre la classe politique de s'entendre sur un candidat de compromis fait suite à celle du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, qui a eu des entretiens cette semaine à Beyrouth avec les factions rivales.

Le ministre italien des Affaires étrangères Massimo d'Alema doit se rendre au Liban samedi. AP

lp/v225/cr/v369




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