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Le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l'Homme en Birmanie devait rencontrer mardi, au deuxième jour de sa visite dans le pays, plusieurs membres de la junte militaire au pouvoir, selon un responsable birman.
Après avoir été refusé d'entrée en Birmanie pendant quatre ans, Paulo Sergio Pinheiro est arrivé lundi dans le pays pour réaliser une enquête suite à la violente répression des manifestations pro-démocratie en septembre dernier.
Il a été invité par la junte à se rendre mardi dans la capitale administrative, Naypyitaw, située dans la jungle à 400 kilomètres au nord de la plus grande ville du pays, Rangoon, a déclaré un responsable des autorités birmanes qui se prononçait sous le couvert de l'anonymat. Il a précisé que M. Pinheiro devrait s'entretenir avec plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres des Affaires étrangères, de l'Intérieur et du Travail.
Le rapporteur spécial, qui a vivement critiqué la junte par le passé, a déclaré que sa mission de cinq jours en Birmanie visait à déterminer combien de personnes ont été tuées et arrêtées durant les manifestations fin septembre. Le bilan officiel fait état de 10 morts, mais des organisations de l'opposition et des diplomates ont évoqué des chiffres bien plus élevés.
Lundi, M. Pinheiro a visité la prison d'Insein, à Rangoon. De nombreux prisonniers politiques incarcérés dans cet établissement au fil des années ont fait état de torture, d'isolement et de conditions de détention exécrables. Aucun détail n'a filtré sur cette visite, qui a duré au moins deux heures.
La venue de M. Pinheiro intervient quelques jours après la visite de l'envoyé spécial de l'ONU Ibrahim Gambari, qui avait pour mission de rétablir le dialogue entre la junte au pouvoir et l'opposante Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix. AP
mgh/v76
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