Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le procès de l'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité s'est ouvert mercredi matin devant le Tribunal pénal international (TPIY). Poursuivi pour avoir attisé avec ses discours haineux les tensions ethniques qui ont provoqué la dislocation sanglante de la Yougoslavie, le président du Parti radical serbe s'est immédiatement vu imputer des atrocités perpétrées par des unités paramilitaires serbes.
Les discours enflammés de Seselj, chantre de la "Grande Serbie", ont poussé les Serbes au meurtre, à la torture et au viol, a dénoncé le procureur Christine Dahl. Mais il a échoué, et apporté au monde le terme de "nettoyage ethnique", a-t-elle ajouté.
Seselj, 53 ans, qui s'était rendu au TPIY en 2003 et va se défendre lui-même, reconnaît avoir prononcé ces discours enflammés mais se dit innocent: il compte démontrer qu'ils ne sont pas constitutifs de crimes de guerre. Il a souri voire ri à plusieurs reprises pendant la déclaration de la procureure.
"Pendant la guerre il a pris le rôle de commandant paramilitaire levant sa propre armée de volontaires", a ajouté Christine Dahl. "Il les a endoctrinés avec ses idées empoisonnées et les a envoyés au front, où ils ont commis, ainsi que d'autres, des crimes horribles". AP
nc/v
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|