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actu & culture


BELGRADE - vendredi 26 octobre 2007 à 18h50

Carla Del Ponte exhorte la Serbie à agir pour arrêter Ratko Mladic


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La procureure du tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) Carla del Ponte a réclamé vendredi des "actions concrètes" à la Serbie afin d'arrêter le général Ratko Mladic et d'autres fugitifs accusés de crimes commis durant la guerre en Bosnie (1992-95).

"J'ai le sentiment qu'il y a une volonté de coopérer pleinement", a déclaré Mme Del Ponte à l'issue d'une mission d'enquête à Belgrade visant à évaluer la coopération de la Serbie avec le TPIY. "Si plus d'actions concrètes sont engagées, je pourrai faire état de progrès dans la coopération de la Serbie" auprès des dirigeants de l'Union européenne, qui décideront sur la base de l'évaluation de Mme Del Ponte si la Serbie peut signer un accord de stabilisation et d'association avec l'UE.

Les autorités serbes ont assuré Mme Del Ponte de leur volonté d'arrêter Mladic et trois autres suspects en cavale. Le président Boris Tadic a affirmé dans un communiqué que Belgrade "fait tout son possible" pour traquer les fugitifs, inculpés par le TPIY.

De son côté, le Premier ministre Vojislav Kostunica évoque dans un communiqué séparé "la détermination et la volonté politique" de coopérer pleinement avec le tribunal, basé à La Haye.

Ratko Mladic et Radovan Karadzic, les anciens chefs militaire et politique des Serbes de Bosnie, ont été inculpés de génocide pour le massacre de 8.000 musulmans à Srebrenica en 1995.

Au début du mois, Mme Del Ponte avait déclaré aux ministres des Affaires étrangères de l'UE que la Serbie était réticente à extrader Mladic. Vendredi, elle a souligné que l'UE devait faire davantage pression sur Belgrade pour l'amener à arrêter les suspects.

"Je sais que Mladic est en Serbie", a-t-elle affirmé. "Nous comptons toujours sur l'Union européenne pour insister sur une pleine coopération avec le tribunal comme condition" préalable à la conclusion de l'accord de stabilisation et d'association avec la Serbie.

En début de semaine, le commissaire européen à l'Elargissement Olli Rehn a assuré que le constat dressé par Mme Del Ponte serait "fermement pris en compte" dans la décision de l'UE de signer ou non cet accord. Selon Mme Del Ponte, un tel accord ne devrait être scellé qu'une fois Mladic "localisé ou arrêté".

Le ministre serbe en charge des relations avec le TPIY, Rasim Ljajic, a démenti que les autorités serbes connaissaient le lieu où se cache Mladic. Selon lui, les déclarations de Mme Del Ponte affirmant le contraire sont une "forme de pression". AP

lma/v452




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