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Le principal hôpital de Gaza a affirmé dimanche avoir épuisé ses stocks d'anesthésiant et avoir dû annuler les opérations chirurgicales non vitales en raison du blocus imposé par Israël sur la Bande de Gaza.
L'hôpital de Chifa a entamé il y a deux semaines ses réserves d'urgence de protoxyde d'azote, le gaz utilisé habituellement pour les anesthésies, et a épuisé son stock dimanche matin malgré l'envoi d'une nouvelle commande, a expliqué le porte-parole de l'hôpital Walid Mahalaoui.
Le colonel Nir Press, responsable de l'armée israélienne, a lui affirmé que la commande avait été reçue dimanche après-midi et que de nouvelles réserves de gaz seront livrées dès lundi.
Depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, Israël a durci son contrôle des frontières du territoire, dans l'espoir d'obtenir du mouvement de la résistance islamique un arrêt des tirs de roquette sur son territoire.
Selon Mahmoud Daher, représentant de l'Organisation mondiale de la santé à Gaza, la pénurie de gaz tient au fait que les fournisseurs de l'hôpital refusent d'expédier de nouvelles bonbonnes tant qu'ils n'ont pas reçu les bonbonnes vides. A la frontière, les soldats israéliens hésitent à laisser les bouteilles vides approcher de peur qu'elles n'aient été transformée en bombes.
"Je suggère que l'hôpital s'adresse au Hamas et leur demande de lever la menace sur les points de passages", a commenté dimanche le porte-parole de l'armée israélienne Shomo Dror.
Selon Mahalaoui, dix opérations urgentes ont dû avoir lieu dimanche, contre une vingtaine environ un jour normal. En l'absence de gaz, les patients ont reçu une injection par intraveineuse, selon un protocole qui est plus risqué, a-t-il expliqué. AP
lp/v332
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