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Le procès de Saddam Hussein et de sept coaccusés jugés pour crimes contre l'humanité lors de la répression anti-chiite à Doujaïl en 1982, a repris lundi à Bagdad, sans l'ancien président irakien hospitalisé la veille pour une grève de la faim.
D'après le porte-parole du Tribunal spécial irakien Raid Jouhi, l'état de santé de Saddam Hussein s'est stabilisé, ce qui lui permettra d'assister à la prochaine audience mercredi. L'ancien président irakien a été hospitalisé dimanche au 17e jour de la grève de la faim illimitée qu'il a entamée le 7 juillet avec trois de ses coaccusés, pour protester contre le meurtre fin juin d'un des avocats de la défense. Saddam Hussein est désormais alimenté par un tube inséré dimanche, a précisé M. Jouhi.
L'accusation a requis le 19 juin la peine de mort contre l'ex-dictateur et deux de ses coaccusés pour la répression à Doujaïl, menée en représailles à un attentat contre Saddam Hussein. Plusieurs centaines de chiites, hommes, femmes et enfants, avaient été arrêtés, certains torturés à mort tandis que 148 avaient été condamnés à la peine capitale.
Les avocats de la défense boycottent les audiences depuis l'assassinat fin juin à Bagdad de Me Khamis al-Obeidi, l'un des principaux avocats de Saddam Hussein et de son demi-frère Barzan Ibrahim. Me Obeidi est le troisième avocat de l'équipe de défense de Saddam Hussein tué depuis l'ouverture du procès de l'ancien raïs le 19 octobre.
Le président du tribunal Raouf Abdel-Rahman a ajourné l'audience le 11 juillet pour 15 jours, afin de donner un delai de reflexion aux défenseurs des accusés. Mais les avocats ont annoncé la semaine dernière leur intention de poursuivre leur boycott, malgré la menace du président du tribunal de commettre d'office de nouveaux défenseurs.
Le tribunal mettra son jugement en délibéré après les dernières plaidoiries de la défense, le verdict étant attendu à partir de la mi-août. La Haute cour irakienne a par ailleurs fixé au 21 août prochain l'ouverture du procès de Saddam Hussein et de six coaccusés pour la campagne baptisée "Anfal" qui s'était soldée par la mort de quelque 100.000 Kurdes dans le nord de l'Irak. L'une des opérations les plus connues de cette campagne de déplacement de populations, voire d'extermination, avait été le bombardement chimique de la localité de Halabja qui avait fait 5.000 morts en 1988. AP
ll/v0638
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