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Des dirigeants serbes et kosovars albanais se rencontrent pour la première fois au plus haut niveau lundi, à Vienne, pour discuter du futur statut de la province serbe du Kosovo. Mais la perspective d'un accord semble lointaine alors que les positions des parties demeurent incompatibles.
La majorité albanaise du Kosovo ambitionne d'obtenir l'indépendance de la province, alors que Belgrade envisage tout au plus une autonomie accrue pour le territoire actuellement sous protectorat onusien.
"Il n'y aura pas de surprises", a déclaré Hua Jiang, porte-parole de l'envoyé spécial des Nations unies, Martti Ahtisaari, qui assurera la présidence de la rencontre. "Il serait naïf de croire que les deux parties arriveront à un accord après cette réunion", a-t-il ajouté.
Pour la première fois depuis 1999 cependant, des dirigeants de plus haut niveau se réunissent. La délégation serbe est emmenée par le président Boris Tadic et le Premier ministre Vojislav Kostunica, alors que les Kosovars albanais seront représentés par le président Fatmir Sejdiu et le Premier ministre de la province, Agim Ceku, ainsi que deux dirigeants de l'opposition.
La Serbie considère le Kosovo comme le coeur de son royaume médiéval, alors que les Albanais du Kosovo estiment que Belgrade a perdu ses prérogatives du fait de sa responsabilité pour le conflit qui a embrasé la province et fait environ 10.000 morts parmi les Kosovars albanais, avant l'arrêt des hostilités suite au bombardement de la Serbie de Slobodan Milosevic par l'OTAN en 1999.
Les discussions lancées en février par l'ONU entre responsables des deux parties n'ont pas abouti à un accord. Avant la réunion de lundi, M. Sejdiu a déclaré que l'indépendance du Kosovo n'était pas négociable, alors que M. Kostunica a averti contre cette solution qui selon lui représente un danger pour le fragile équilibre ethnique de la région. AP
mgh/v06
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